04.11.2006

Effet papillon...Effet Miroir

Effet papillon...

Thursday 5 October 2006 / Pistes de réflexion ......

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On n'a (presque) plus le temps !

La revue Commentaire de cette saison vient de paraître. Je vous en fais part car parmi les articles d'excellente facture qui y sont présentés (la liste des auteurs ainsi que leurs biographies vous convaincra le cas échéant), Jacques Blamont, père de l'aventure spatiale française y écrit un article fort intéressant sur le cumul des menaces. Il s'agit d'une vision somme toute assez pessimiste de l'état de notre monde, tant sur les aspects humains qu'écologique ou énergétique, et expliquant pourquoi ces menaces cumulées sont un réel danger pour notre futur commun. Suivent des pistes et quelques ébauches de solutions qui pourraient permettrent de démarrer quelques actions pour ralentir le processus fatal.  Lire la suite


Blogoblog 3ère publication

 

Effets climatiques /

  1. CONFÉRENCE SUR LE CHAOS
  2. Cultiver l'effet papillon
  3. Edward N. Lorenz


Effets sociétaux /

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Le « nanodrone » Libellule sera le troisième oeil du fantassin

Dans l’ombre immense des ailes de l’A-380, il fallait de bons yeux pour trouver le plus petit engin volant du Salon du Bourget. Six centimètres d’envergure. Un insecte, une libellule plus exactement, puisque c’est le nom de ce programme de la très sérieuse DGA (Délégation générale pour l’armement). Un projet au service des terriens : le nanodrone Libellule se veut « l’oeil déporté » du soldat du futur, l’outil qui lui permettra enfin de voir, et tirer, dans coins et recoins. La famille sans cesse élargie des aéronefs sans pilote comptait déjà les microdrones, rejetons* tardifs des drones d’observation et de combat dont l’usage explose aujourd’hui en Irak. Des engins longs d’à peine quelques dizaines de centimètres, développés notamment par les chercheurs américains. Avec le nanodrone, les ingénieurs français explorent un peu plus loin les voies du minuscule. Source DGA

 

Effet culturel /

* "REJETONS DE NOS CIVILISATIONS NE REJETONS PAS LES PASSIONS, LA COMPASSION"

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VIVE LE MONDE / Ds.2-0040721

17:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note

Une cathédrale s'est renversée
De fausses vraies croix gammées tagguées
A l'indélébile, sur un vrai ventre encloqué
Ca paraît débile mais ça arrive

Des rois complètement bidons
Assis sur des trônes en carton
Qui se bidonnent plus que des bidochons
Dans leurs châteaux, leurs prisons

Rejetons de nos civilisations
Ne rejetons pas les passions, la compassion
Rejetons les fanfarons, les grappillons
Rejetons de nos civilisations

Comme de vrais porcs, des cochons
Ils s'engraissent de richesses à la cons
S'empiffrent des milliards de biffetons
Arrachés de la bouche des pauvres par millions

De vrais faux-semblants qui gouvernent
Nos fausses vraies réalités sculptées
Dans le dédale de nos sociétés dites civilisées
Les dalles de la sagesse ont été très mal posées

Rejetons de nos civilisations
Ne rejetons pas les passions, la compassion
Rejetons les fanfarons, les grappillons
Rejetons de nos civilisations

Détournés dès la naissance de tous les chemins de grâce
Par ceux qui détournent toutes les grâces de la vie
Il faudrait en plus qu'on les supplie, les remercie
D'être en survie, balancés aux légions de trublions

Rejetons de nos civilisations
Ne rejetons pas les passions, la compassion
Rejetons les fanfarons, les grappillons
Rejetons de nos civilisations

Ds.2/ 17/02/2006 10:07



Effet prévisible ?! /
 

— Posté par Ds2 @ 10:07

"Une infime variation d'un élément peut s'amplifier progressivement, jusqu'à provoquer des changements énormes au bout d'un certain temps. Cette notion ne concerne pas seulement la météo, elle a été étudiée dans différents domaines. Si on l'applique aux sociétés humaines, cela voudrait dire que des changements de comportement qui semblent insignifiants au départ peuvent déclencher des bouleversements à grande échelle"... "Le couteau «papillon» appartenait à un gamin de 13 ans".

Lyon (Reuters) / samedi 14 janvier 2006, 22h24 / Un lycéen mis en examen pour avoir menacé son proviseur

 

"Ensuite je suis arrivé et c'est là qu'il s'en est pris à moi. Il a sorti un couteau papillon à trois lames et m'a menacé. Nous avons réussi à le convaincre de laisser sortir son camarade. Il est ensuite sorti à son tour. Mais dans le couloir se sont les policiers que nous avions prévenus qui l'ont ceinturé. Heureusement il y a eu plus de peur que de mal", a conclu le proviseur. ...


Lien vers d'autres sources ... pour creuser le sujet ... à la recherche du temps ... perdu ?! Ds.2

Ds.2

 

"Quand les jeunes se vengeront"
http://www.clubdesvigilants.com/cgi-bin/mt-tb.cgi/31

           Le jeu de rôle citoyen

 

Marc Ullmann, dans son post « pour un brassage d’adolescents », appelait récemment de ses vœux « une sorte de récréation instructive et dynamique » dans un but de socialisation des jeunes. Je propose ici quelques pistes en matière d’objectifs, de forme et de contenu.

Posté par Thomas Laborey, le 15/12/05 dans Citoyenneté - Education - Société - Société Rêvée | Commentaires (5) | Lien permanent | TrackBack (0)

http://www.clubdesvigilants.com/archives/2005/11/_les_fra...
http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/criminalite/d...

http://www.leffetpapillonlefilm.com/

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Class 1984

Class 1984

http://www.devildead.com/critique.php3?FilmID=652

Quelques réactions au film

 
 

Pylgrim - le 21/12/2005
 
Un film qui accuse le poids des années, mais qui au final se laisse bien regarder, et que j'ai vraiment vu par hasard (jamais entendu parlé de ce film avant...?). Le prof en justicier fait penser au côté facho-Bronson c'est vrai, bien que dans le film c'est la bande de jeunes qui l'est vraiment. Mais là n'est pas l'importance : vu les énergumènes, on est vraiment tenté de réclamer vengeance et de cautionner le prof, tant ils le poussent à bout. C'est plus élaboré que du Bronson, moins violent visuellement mais bien plus impliquant moralement. Un film qui a du choquer à l'époque (Tee shirt Nazis, un peu de touffe, violence morale...) ce qui expliquerait qu'il soit passé sous silence, maintenant beaucoup moins choquant c'est clair, mais le côté 80's redonne néanmoins de la force au film. Pas mal! PS: Mickel J Fox c'est bien lui, très jeune, qui ne joue pas les balances (courageux?) pour sauver sa peau (lâche?). il est malmené malgré tout et on le prend facilement en pitié.


robert_ginty - le 13/10/2005
 
Le prototype du film d'auto-défense en milieu scolaire. Une fois de plus, le côté bisseux fait passer la pilule du discours facho. Un brave professeur de musique se heurte à une bande de délinquants juvéniles (sur le papier, parce qu'à l'écran, les acteurs en question font moyen ados) dans un lycée-poubelle. Pourtant plein de bonne volonté, il sera poussé à bout par la racaille impunie pour pouvoir passer la dernière bobine à leur apprendre la politesse à grands coups de scie circulaire, à ces petits cons. Plein de bons moments dans ce drame scolaire : un tout jeune et rondouillard Michael J. Fox, tellement insupportable en fayot de la classe qu'on se réjouit franchement quand il morfle, le jeu ridicule d'un adolescent sensé être sous l'emprise de la drogue, source de scènes hautement comiques, un méchant pas piqué des hannetons (collégien dealer/violeur/meurtrier/pianiste virtuose qui se met à couiner quand il apprend qu'il est écarté de l'orchestre de la classe !). Un sympathique film d'exploitation au look délicieusement vulgo-80's qui n'a pas trop mal vieilli. A savourer entre amis avec de la bière et des Curlys.

Point de vue de Copeau

"Bonjour, je suis un énarque post-mitterrandien. Je suis haut fonctionnaire et pourtant libertarien. Je ne tire aucune fierté de ma situation. Je sais bien que l'intelligence n'a rien à voir avec les études, fussent-elles réalisées dans une prestigieuse école. Savez-vous ce qu'est un libertarien ? C'est un partisan de la liberte. Nulle meilleure definition que celle-la. Afin de préserver mon anonymat, j'ai choisi de me faire appeler Copeau, par référence au héros d'Ira Levin.
Par ailleurs, dans un monde collectiviste tel que le nôtre, l'individu ne vaut pas plus cher qu'un copeau de bois. Ce pseudo tombe donc à point".

 

Attendez-vous à bien des surprises sur ce blog, qui ne respecte rien ni personne, sauf la vérité et l'honnêteté.

Film de Mark Lester, avec Perry King, Roddy McDowall, Timothy Van Patten, Michael J. Fox.

 

CLASS 1984 de Mark Lester se présente comme un film de très légère anticipation : en effet, il est supposé se dérouler deux ans après 1982, l'année de sa sortie. Certains détails aperçus dans cette oeuvre relevaient alors de la science-fiction, notamment le portail détecteur de métal, qui est depuis apparu réellement dans certains lycées américains ! Lester reprend l'argument classique de GRAINE DE VIOLENCE réalisé en 1955 par Richard Brooks, réalisateur hollywoodien proposant des oeuvres "engagées" : un professeur se retrouve confronté à des élèves indisciplinés et violents...

CLASS 1984 dresse d'abord le portrait alarmiste d'un enseignement en crise. Les lycées se retrouvent confrontés à de dramatiques problèmes de violence et de trafic de drogue. L'école, censée être un sanctuaire protégé et réservé à l'éducation, devient le territoire d'un gang de délinquants qui y font prospérer toutes sortes d'affaires illicites. Si la situation a pu paraître excessive à certains spectateurs de 1982, elle nous semble aujourd'hui tristement réaliste.

Je laisse d'emblée la parole à DVDRama :


Critiques cinématographiques françaises d’époque dont la collection donne une idée typique de la réception du cinéma populaire américain par la critique cinématographique parisienne dans la France qui venait de porter Mitterrand au pouvoir. Une liberté de jugement – mis à part une ou deux exceptions d’ailleurs très relatives - étouffée d’avance par le préjugé qu’un film violent américain est a priori mauvais, attaques contre le public qui apprécie le film, prise de défense des voyous contre le metteur en scène du film, etc.

• Le Monde du 11/09/1982 : anonyme et médiocre…

 

• Le Monde du 05/10/1982 : Louis Marcorelles par une subtile dialectique pense que le film, en montrant des actes violents, passe à côté de son sujet : la réhabilitation du dialogue entre les jeunes et les adultes : écroulé de rire tant la mauvaise foi est patente !!!

 

• France Soir du 11/09/1982 : Robert Chazal attaque le public du film ! Il faut tout de même oser et j’ai rarement lu un texte aussi hallucinant.

 

• France Soir du 25/09/1982 : Monique Patel écrit un texte enfin honnête mais sans plus.

 

• Le Canard Enchaîné du 06/10/1982 : Patrice Vautier cite une intéressante remarque de Frankenheimer qui détestait et aimait à la fois Orange mécanique de Kubrick. La conclusion de la critique n’est pas triste : Vautier propose qu’on fusille Lester ! Parfait exemple d’une critique qui aurait pu être intelligente puisque son auteur avait les connaissances historiques pour l’écrire mais qui s’avère moralement ignoble.

 

• Télérama du 02/10/1982 : Pierre Murat qualifie le film « d’ignoble » : drôle.

 

• La Croix du 10/09/1982 : Jean Rochereau trouve que Lester exagère : ce n’est pas parce que la violence des faits est authentique qu’il faut l’étaler. Savoureux effroi : voyons Jean, n’ayez pas peur, revenez devant votre écran, il n’y a plus de violence, c’est terminé ! Bon allez, on va voir Les demoiselles de Rochefort pour changer un peu ?

 

• Révolution du 01/10/1982 : Joel Jouanneau déteste ce film « idéologique » (sic) à « l’écriture vulgaire et raccoleuse » (re-sic). D’une certaine conception du cinéma populaire chez les tenants de la conscience de classe (laborieuse).

 

• L’Humanité du 08/10/1982 : un anonyme écrit une critique négative mais pas inintéressante.

 

• Le Matin du 10/09/1982 : Marie-Elisabeth Rouchy écrit une critique qui n’est pas antipathique mais qui est assez drôle avec le recul sociologique et historique : décalage que je vous recommande de savourer.

 

• La Vie Ouvrière du 04/10/1982 : J.-C. Catala parle d’une « féroce ambiguïté » et, bien entendu, conclut négativement.

 

• Déclaration de Mark Lester à Brigitte Baudun pour le Figaro le 24/09/1982 qui revendique la sincérité de son film haut et fort ! Quelque part, encore une fois, c’est dans le Figaro de l’époque qu’on trouve la meilleure critique !

 

Heureusement, peut-on se dire après la lecture de cet impressionnant et dément florilège, que les temps ont un peu changé. Mais tout de même, tout cela conserve un goût amer : celui de la nullité morale et intellectuelle ambiante de 1982. Quand on pense que les critiques méprisaient le public à ce point-là, on en a rétrospectivement des frissons…

 

Ce film, basé sur des faits réels, rassemble deux genres relativement classiques : celui du gang de jeunes (depuis l'Equipée sauvage jusqu'à Orange mécanique), et d'autre part, pour paraphraser là encore dvdrama, ce film se veut une version actualisée – on pourrait presque dire « revue et corrigée » - d’une section particulière de l’espèce du genre précédent : les films consacrés aux gangs d’élèves opérant dans un environnement scolaire illustrés par Blackboard Jungle Graine de violence (USA 1955) de Richard Brooks, Up the Down Staircase Escalier interdit (USA 1967) de Robert Mulligan, Unman, Wittering and Zigo Les assassins au collège (GB 1970) de John MacKenzie, Why shoot the teacher Pitié pour le prof (Canada 1977) de Silvio Narrizano.

Class of 1984 est, de fait, une synthèse parfaite et définitive de ces deux lignes génériques et cela d’abord en raison de sa situation historique. Il renie définitivement l’optimisme et l’humanisme qui étaient les raisons d’être du film pataud et laborieux de Richard Brooks (cinéaste « liberal » c’est-à-dire « préoccupé par la question sociale et au cœur à gauche » dans le vocabulaire politique américain) qui était – faut-il le rappeler ? - encensé par un Georges Sadoul et de celui plus fin et intelligent de Robert Mulligan dont le même Sadoul, grand historien du cinéma mais communiste – faut-il aussi le rappeler ? - ignore tout bonnement l’existence, sans doute parce que Mulligan se définissait comme catholique ! – ainsi que de celui de Narizzano.

 

En revanche, Lester approfondit le portrait déjà quasi-impitoyable du jeune criminel psychopathe incarné par John Cassavetes dans le film de Siegel de 1956 : le Stegman de Class of 1984 est un bien un psychopathe mais surtout un criminel inexcusable.
Sa mère est « aisée », il vit dans le bien-être matériel le plus évident mais il est maladivement animé par la volonté de puissance, tout comme les barbares qui constituent son gang. Le scénario du film de Lester reprend l’idée initiée par Brooks et MacKenzie (tentative - avortée – de viol d’une enseignante par un élève) mais, comme Kubrick en 1971, la mène à son terme.


Alors que Kubrick ménageait sur le fond la chèvre et le choux en réalisant un film volontairement confus – Alex est-il bon ou mauvais ? La société est-elle responsable ou non de son comportement ? – et finalement déplaisant puisqu’il oscillait entre dénonciation et bonne conscience avec une constante mauvaise foi dont la violence visuelle fut seule garante d’un excellent résultat au box-office, Lester adopte la position réaliste d’un Siegel, d’un Corman ou d’un MacKenzie : le mal existe et la société, loin d’en être responsable, ne doit pas d’abord le « pardonner » ou le « soigner » mais se défendre contre lui, quitte à exterminer ses agents.


De ce fait, on peut dire que Class of 1984 est à l’origine thématique et spirituelle de la récente série très violente des quatre The Substitute dont l’habileté scénaristique est de redoubler la donne : un mercenaire rompu aux techniques de combat se fait passer pour un professeur afin de venger les professeurs véritables qui ont été auparavant brutalisés voire tués par leurs élèves…


Comme ajoute par ailleurs Devildead :

CLASS 1984 est construit avant tout comme un affrontement entre Andrew Morris et Peter Stegman. Aucun des deux ne va céder, et la tension entre l'enseignant et l'élève va s'élever progressivement. Ni le système scolaire, ni la police ne vont rien faire pour régler la situation une fois pour toute. Cette lutte atteindra son paroxysme lorsque Stegman violera et kidnappera la femme de Morris. Il paraît injuste de considérer CLASS 1984 comme une simple apologie de l'autodéfense ou de la vengeance privée. Lorsque Morris se déchaîne, c'est qu'il doit agir à ce moment précis pour sauver son épouse. De même certains lui ont reproché de décrire une jeunesse complètement irrécupérable et détestable : là-aussi, le reproche est injuste et revient à faire l'impasse sur toute l'intrigue, assez humaniste, liée à l'organisation du concert. De même, les dialogues soulignent régulièrement que Stegman et ses compagnons sont des exceptions, très nuisibles, mais tout à fait minoritaires.

 

Perry King, cet acteur révélé en France par Mandingo Mandigo (USA 1974) de Richard Fleischer et Choirboys Bande de flics (USA 1977) de Robert Aldrich est ici hallucinant et trouve un de ses plus beaux rôles. Les autres rôles principaux sont très bien servis et parfaitement « épaulés » par la mise en scène : on n’est pas près d’oublier la construction de la scène où Roddy McDowall fait cours à une classe soudain sage et attentive parce qu’un contrechamp nous révèle qu’il braque sur elle un Colt 45ACP, celle de l’élève drogué montant le long de la hampe et s’écrasant mortellement avec le drapeau américain et toutes les séquences nocturnes de la dernière partie.

 

Thimothy Van Patten (Stegman) est très étonnant et on s’étonne en effet qu’il n’ait pas fait une carrière plus riche. Stefan Arngrim (Drugstore) était la vedette du curieux film fantastique Fear No Evil Effroi (USA 1980) de Frank Lallogia mais joue ici les utilités. Roddy McDowall fournit une prestation certes attendue mais très réussie, conférant au film un surcroît de folie et d’humanité.

 


Ce second terme a valeur pour une bonne partie du film : « - Ils ne sont pas tous comme ça » disent régulièrement les personnages positifs du film et, de fait, Lester filme des élèves en majorité « normaux » - confrontés à un engrenage infernal imposé par une minorité malfaisante. La déclaration de Lester reproduite dans les bonus du DVD a valeur de témoignage : la sincérité de sa position n’est au fond pas si éloignée de celle d’un Brooks et on la ressent dans celle de sa mise en scène, notamment dans la première partie et même dans l’un des derniers plans du film : celui où King veut une dernière fois sauver Stegman dont l’attitude est une dernière fois conforme à celle du Satan dépeint par Milton dans Lost Paradise. Raison pour laquelle il chute…

 

La peinture du mal est évidemment davantage l’objet esthétique de Lester et on ne s’étonne pas que le film, commencé sous les auspices d’un néo-réalisme « authentique » s’achève – quasiment – comme un film fantastique.

 

Andy Norris est soigneusement confronté à une situation dont tous les éléments sont pesés et soupesés pour paraître réels et découvre finalement qu’il n’a aucun moyen d’action autre que le meurtre pour combattre le mal. Faillite des institutions, rédemption par la lutte individuelle, volonté du dévoilement de la vérité derrière les apparences : le cinéma de Class of 1984 est porté par ce que le cinéma policier américain a toujours manifesté de plus puissant et de plus virulent. Il constitue le bouclage d’une boucle et un point de non-retour du genre spécifique auquel il appartient.

 

Évidemment, il s'agit d'une oeuvre d'exploitation, dont le discours est avant tout un alibi pour la représentation de séquences dures et à une certaine surenchère dans la brutalité. Nudité, viol, torture, scènes sanglantes sont bien au rendez-vous, avec notamment quelques clous restés fameux : Stegman se blessant lui-même en se cognant violemment contre des murs, un viol collectif, l'usage célébrissime d'une scie circulaire, un enseignant faisant la classe en pointant une arme automatique vers ses élèves... Voici toutefois un excellent film d'exploitation, peut-être pas au niveau de ses frères italiens, mais qui mérite d'être découvert ou redécouvert.

 *   *

*

 

 Quand la France est pointée du doigt comme une terre rougie de honte, l'on programme, l'on déprogramme, ...

 

187 code meurtre

Jugé en "inadéquation avec l'actualité récente" par la chaîne, TF1 déprogramme le film au dernier moment.     
Ds.2 060120

Pitch.doc"Passionné par son métier, Trevor Garfield, professeur de biologie dans un lycée de Brooklyn, a vu peu à peu se dégrader ses conditions de travail. Le jour où il s'oppose à l'un de ses élèves particulièrement violent, celui-ci l'agresse et le laisse dans un état critique..." 

 

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IIIII__PHILOSOPHIE/EDUCATION/VIGILANCE__IIIIII 

 

Luc Ferry
Ancien ministre de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche,

 

Luc Ferry est intervenu le vendredi 20 janvier sur le thème :  "L’éducation rêvée".

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"On y était ":

Ci-dessous : la synthèse

 

L’école rêvée

 

(Dossier établi sur la base d’un débat introduit par Luc Ferry, Philosophe et ancien ministre de l’Education nationale)

 

On peut définir assez aisément l’école rêvée : ce serait une école où règnerait l’égalité des chances la plus parfaite, une école où la civilité et la courtoisie seraient la règle, une école où tous les élèves maîtriseraient ce que l’on appelle dans le jargon de l’Education nationale les fondamentaux et enfin une école où chaque élève serait amené au maximum de ses talents. La difficulté ne réside pas tant dans la définition du « quoi », des objectifs, que dans celle du « comment ». La France n’a pas la meilleure école au monde. En termes de performance des élèves, elle est classée un peu au dessus de la moyenne dans les enquêtes internationales, souvent derrière la Suisse et la Belgique, très loin après la Finlande. Les causes de ce résultat très moyen sont multiples et les points noirs doivent d’abord être repérés. Nous en citerons cinq avant d’énoncer quelques préconisations :

 

I/ Points noirs :

 

  1. La violence à l’école

Les actes de violence sont en augmentation constante et la situation, dans de nombreuses écoles, devient insupportable. On n’en est plus au stade des « incivilités » mais bien dans celui de la violence brute. Les derniers chiffres du Ministère de l’Education nationale témoignent d’une évolution inquiétante. Et ce ne sont que des chiffres a minima puisque un certain nombre de faits, considérés comme mineurs, n’y sont pas consignés. Ces résultats sur la violence à l’école (2004-2005) sont, avec 80 000 incidents graves, sans appel. Dans le détail, cela donne 23 000 actes de « violence physique sans arme », 1698 « avec arme », 1 600 cas de racket, 1 600 cas de trafic de stupéfiants... Cela devient parfois invivable dans un petit nombre d’établissements d’autant que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Cette violence explique, en partie du moins, le deuxième point noir.

 

  1. La crise des vocations

Certains ont beau ironiser et dire que les profs sont « soit en grève, soit en vacances », le métier attire de moins en moins. On assiste, d’année en année, à une baisse considérable du nombre des vocations. Cela n’affecte pas le primaire où il y a, fort heureusement, peu de violences. Le second degré, en revanche est gravement atteint. Le déficit est patent dans toutes les disciplines où une alternative à l’enseignement est possible. Il devient gravissime dans les disciplines scientifiques, les plus concurrencées par le privé. Cela conduit, parfois, la France à « importer » des professeurs, par exemple en mathématiques.

 

  1. Le déclin des filières scientifiques

Dans les sciences dures (mathématiques, physique, chimie, biologie, etc.), la baisse des effectifs universitaires est inquiétante. En moins de dix ans, le nombre d’étudiants en DEUG a chuté de près de 40 %. Le discours syndical sur la misère des chercheurs français n’explique pas tout puisqu’un phénomène identique est constaté, à des degrés divers, dans tous les pays occidentaux. Il est même plus affirmé au Canada, en Allemagne où les conditions de travail des chercheurs sont pourtant excellentes. La montée des idéologies écologistes et anti-sciences explique, en partie, ce désamour à l’égard de la science. De surcroît, la rigueur des disciplines scientifiques va à l’encontre de la philosophie véhiculée par notre système éducatif. Depuis 30 ans, ce sont les valeurs de spontanéité, de créativité et d’expression de soi qui sont mises au premier plan de l’école. Les protéines, les gènes, les courbes de Gauss ou les nanoparticules ne font, hélas, pas très bon ménage avec l’expression de soi. Travailler, apprendre, se tromper, persévérer, demandent de l’humilité. Tout le contraire de l’expression – orgueilleuse ? - de soi érigée en principe de vie.

 

  1. La perte de maîtrise de la langue écrite et parlée

La maîtrise de la langue écrite et parlée est fondamentale. Or tout se joue dès le départ. L’enfant en difficulté de lecture et d’écriture est, très rapidement, en difficulté dans toutes les autres disciplines. Il ne comprend plus l’énoncé d’un problème de mathématiques; il n’a pas non plus les capacités pour lire par plaisir ce qui l’exclut automatiquement de toute une partie de la culture et notamment de la culture scolaire. Cet apprentissage de la lecture se fait surtout au CP, même s’il s’étale en principe sur trois ans. C’est l’âge où les enfants ne supportent pas de ne pas être comme les autres. Quand un petit, de 6 ou 7 ans, découvre qu’il décroche par rapport à ses camarades, qu’il a manqué une marche et que les autres continuent à avancer, il est désespéré. C’est fondamentalement le premier échec scolaire.

[Le déclin de la maîtrise de la langue est mesurable. Claude Thélot, Directeur de l’Evaluation au Ministère de l’Education nationale en 1995, s’y attela. La découverte de 10 000 copies de certificat d’étude corrigées dans les années 23, 24 et 25 dans une sous-préfecture de la Somme sonna comme la découverte du Graal pour ce grand commis de l’Etat. Cet échantillon assez large lui permit de comparer les performances en évitant les biais. La France était rurale ; il prit donc des enfants qui vivent dans le même environnement ; dans les années 20, les instituteurs prenaient 10 % des effectifs de leur classe et les préparaient toute l’année au « certif » ; la préparation des élèves a été reproduite à l’identique... Les résultats de cette enquête sont calamiteux. Ce fut un choc pour Claude Thélot qui a, sa vie durant, défendu l’idée que le niveau des élèves s’améliorait. Deux exemples révélateurs : à l’époque, dans une dictée le nombre moyen de fautes était de 5. Aujourd’hui, il caracole à 17. La plus mauvaise copie avait une calligraphie somptueuse comparée à la meilleure d’un élève aujourd’hui.

Pourquoi cette dégringolade par rapport aux années 20 ? Certains mettent en cause les méthodes d’enseignement. Surtout la méthode globale. Or, cette méthode, tant décriée, n’a plus cours depuis les années 70. Dans 98 % des cas, ce sont des méthodes semi globales qui sont appliquées. Le déclin de la maîtrise de la langue est d’ailleurs observé partout en Europe et notamment en Allemagne où l’on n’a jamais appliquée la méthode globale. La responsabilité n’incombe pas, non plus, à la massification puisque les classes, à l’époque, comptaient plus d’élèves qu’aujourd’hui. La télévision, quant à elle, concurrence la lecture mais n’a aucun effet sur son apprentissage au sein des établissements scolaires. Même si l’on sait que « c’est en forgeant que l’on devient forgeron » et que c’est en lisant beaucoup que l’on s’améliore en lecture et, in fine, en écriture, on ne peut absoudre l’école. Les élèves ont suffisamment d’heures de présence : aucun, en principe, ne devrait rester illettré].

 

  1. Les sorties de l’école sans diplôme et sans qualification

Au total, sur une génération de 750 000 jeunes, ce sont 160 000, chaque année, qui sortent pratiquement sans diplôme (autre que le brevet ou le certificat d’étude). Autrement dit, dans un pays comme la France adepte de la « diplômite », 160 000 jeunes ne sont ... « rien ». Cela pose de redoutables problèmes dans la société : égalité des chances et insertion sont à la traîne ; crimes et délits gagnent du terrain.


 

II/ Préconisations :


1. Donner priorité au CP

80 % des enfants qui ne savent pas lire à la sortie du CP n’apprennent jamais à lire correctement. 20 % des jeunes entrant en sixième ne savent ni lire, ni écrire. Pour enrayer le fléau de l’illettrisme, de la violence et, in fine, de l’échec scolaire, il ne faut sans doute pas hésiter à dédoubler les classes de CP dans toutes les écoles qui affichent de mauvais résultats de lecture et d’écriture. L’expérience menée à grande échelle – 70.000 élèves apprenaient à lire et à écrire dans des classes dédoublées – a été, à cet égard, concluante. Hélas !, elle tourna court comme d’autres expériences utiles trop rapidement abandonnées. Ajoutons que si l’on veut que tous les élèves – ou presque ! – sachent vraiment lire et écrire en sortant du CP, mieux vaudrait faire redoubler certains au lieu de les condamner à traîner leur handicap.

2. Renverser la vapeur par rapport à  l’idéologie « pédagogiste »

L’éducation est, pour une très large part, affaire d’héritage et de transmission. Personne n’a inventé le français, ni les règles de grammaire, ni les règles de la politesse. Lorsqu’on termine une lettre par « Madame, Monsieur, je vous prie d’agréer ceci, cela... », il s’agit d’une formule convenue au sens propre du terme. Ce sont soit les parents, soit les maîtres qui la transmettent. C’est la même chose pour les règles de grammaire. Cet héritage devrait être accueilli avec beaucoup d’humilité, de respect et de travail. Ce n’est plus le cas. Les systèmes éducatifs occidentaux et singulièrement le système français ont, depuis trente ans, survalorisé, à l’exclusion de toute autre attitude pédagogique, l’expression de soi, la spontanéité, la créativité...

Malheureusement, la créativité des enfants en matière de règles de grammaire est rarement une bonne chose. Idem pour la civilité. Tous les parents le savent : apprendre à un enfant à dire « bonjour Madame ou Monsieur », à répondre « non merci » ou encore à se laver les mains avant de passer à table relève du combat quotidien. L’être humain n’est pas naturellement civil. Aujourd’hui, les dégats de l’idéologie pédagogiste, héritée de mai 68, en termes d’incivilité et de maîtrise de la langue sont effarants. Ce sont, hélas, les enfants qui trinquent.


3. Développer l’enseignement professionnel
L’objectif n’est pas tant de casser le collège unique que d’ouvrir, pour les élèves qui le souhaitent, de vraies filières professionnelles en alternance. Cette alternative permettrait à ces enfants de découvrir les différents métiers, à raison de 2 ou 3 après-midi par semaine, dans des entreprises partenaires de l’Education nationale ou encore dans des lycées professionnels. Et, pour que la voie professionnelle n’apparaisse pas comme une voie de garage et devienne attractive, la création de « Grandes écoles professionnelles » serait utile. Pourquoi ne pas créer l’équivalent de la « Rue d’Ulm » ou de « Polytechnique » dans l’enseignement professionnel ? De nombreux secteurs s’y prêtent. Il n’existe, par exemple, pas de « Grande » école d’architecture et de construction navale alors qu’il y a des chantiers de construction et d’entretien de bateaux dans la plupart des ports de France. Il n’existe pratiquement pas non plus, hormis celle de Pierre Bergé, de « Grande » école professionnelle de haute couture. Pareil pour la cuisine... 5 ou 6 Grandes écoles professionnelles sortiraient l’enseignement professionnel du statut secondaire auquel il est réduit.


4. Revaloriser l’Université
Il faudrait redonner tout son lustre à l’université française, parent pauvre de l’enseignement en France. Des moyens plus importants sont nécessaires. Mais ce n’est pas suffisant. L’université française a besoin d’une plus grande autonomie et du développement de filières d’excellence en coopération, notamment, avec d’autres universités européennes. C’est ainsi qu’elle pourrait retrouver un rayonnement international et concurrencer les universités, en particulier anglaises et américaines.
 

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Effet papillon...Effet Miroir

Effet papillon...

Thursday 5 October 2006 / Pistes de réflexion ......

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On n'a (presque) plus le temps !

La revue Commentaire de cette saison vient de paraître. Je vous en fais part car parmi les articles d'excellente facture qui y sont présentés (la liste des auteurs ainsi que leurs biographies vous convaincra le cas échéant), Jacques Blamont, père de l'aventure spatiale française y écrit un article fort intéressant sur le cumul des menaces. Il s'agit d'une vision somme toute assez pessimiste de l'état de notre monde, tant sur les aspects humains qu'écologique ou énergétique, et expliquant pourquoi ces menaces cumulées sont un réel danger pour notre futur commun. Suivent des pistes et quelques ébauches de solutions qui pourraient permettrent de démarrer quelques actions pour ralentir le processus fatal.  Lire la suite


Blogoblog 3ère publication

 

Effets climatiques /

  1. CONFÉRENCE SUR LE CHAOS
  2. Cultiver l'effet papillon
  3. Edward N. Lorenz


Effets sociétaux /

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Le « nanodrone » Libellule sera le troisième oeil du fantassin

Dans l’ombre immense des ailes de l’A-380, il fallait de bons yeux pour trouver le plus petit engin volant du Salon du Bourget. Six centimètres d’envergure. Un insecte, une libellule plus exactement, puisque c’est le nom de ce programme de la très sérieuse DGA (Délégation générale pour l’armement). Un projet au service des terriens : le nanodrone Libellule se veut « l’oeil déporté » du soldat du futur, l’outil qui lui permettra enfin de voir, et tirer, dans coins et recoins. La famille sans cesse élargie des aéronefs sans pilote comptait déjà les microdrones, rejetons* tardifs des drones d’observation et de combat dont l’usage explose aujourd’hui en Irak. Des engins longs d’à peine quelques dizaines de centimètres, développés notamment par les chercheurs américains. Avec le nanodrone, les ingénieurs français explorent un peu plus loin les voies du minuscule. Source DGA

 

Effet culturel /

* "REJETONS DE NOS CIVILISATIONS NE REJETONS PAS LES PASSIONS, LA COMPASSION"

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VIVE LE MONDE / Ds.2-0040721

17:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note

Une cathédrale s'est renversée
De fausses vraies croix gammées tagguées
A l'indélébile, sur un vrai ventre encloqué
Ca paraît débile mais ça arrive

Des rois complètement bidons
Assis sur des trônes en carton
Qui se bidonnent plus que des bidochons
Dans leurs châteaux, leurs prisons

Rejetons de nos civilisations
Ne rejetons pas les passions, la compassion
Rejetons les fanfarons, les grappillons
Rejetons de nos civilisations

Comme de vrais porcs, des cochons
Ils s'engraissent de richesses à la cons
S'empiffrent des milliards de biffetons
Arrachés de la bouche des pauvres par millions

De vrais faux-semblants qui gouvernent
Nos fausses vraies réalités sculptées
Dans le dédale de nos sociétés dites civilisées
Les dalles de la sagesse ont été très mal posées

Rejetons de nos civilisations
Ne rejetons pas les passions, la compassion
Rejetons les fanfarons, les grappillons
Rejetons de nos civilisations

Détournés dès la naissance de tous les chemins de grâce
Par ceux qui détournent toutes les grâces de la vie
Il faudrait en plus qu'on les supplie, les remercie
D'être en survie, balancés aux légions de trublions

Rejetons de nos civilisations
Ne rejetons pas les passions, la compassion
Rejetons les fanfarons, les grappillons
Rejetons de nos civilisations

Ds.2/ 17/02/2006 10:07



Effet prévisible ?! /
 

— Posté par Ds2 @ 10:07

"Une infime variation d'un élément peut s'amplifier progressivement, jusqu'à provoquer des changements énormes au bout d'un certain temps. Cette notion ne concerne pas seulement la météo, elle a été étudiée dans différents domaines. Si on l'applique aux sociétés humaines, cela voudrait dire que des changements de comportement qui semblent insignifiants au départ peuvent déclencher des bouleversements à grande échelle"... "Le couteau «papillon» appartenait à un gamin de 13 ans".

Lyon (Reuters) / samedi 14 janvier 2006, 22h24 / Un lycéen mis en examen pour avoir menacé son proviseur

 

"Ensuite je suis arrivé et c'est là qu'il s'en est pris à moi. Il a sorti un couteau papillon à trois lames et m'a menacé. Nous avons réussi à le convaincre de laisser sortir son camarade. Il est ensuite sorti à son tour. Mais dans le couloir se sont les policiers que nous avions prévenus qui l'ont ceinturé. Heureusement il y a eu plus de peur que de mal", a conclu le proviseur. ...


Lien vers d'autres sources ... pour creuser le sujet ... à la recherche du temps ... perdu ?! Ds.2

Ds.2

 

"Quand les jeunes se vengeront"
http://www.clubdesvigilants.com/cgi-bin/mt-tb.cgi/31

           Le jeu de rôle citoyen

 

Marc Ullmann, dans son post « pour un brassage d’adolescents », appelait récemment de ses vœux « une sorte de récréation instructive et dynamique » dans un but de socialisation des jeunes. Je propose ici quelques pistes en matière d’objectifs, de forme et de contenu.

Posté par Thomas Laborey, le 15/12/05 dans Citoyenneté - Education - Société - Société Rêvée | Commentaires (5) | Lien permanent | TrackBack (0)

http://www.clubdesvigilants.com/archives/2005/11/_les_fra...
http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/criminalite/d...

http://www.leffetpapillonlefilm.com/

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Class 1984

Class 1984

http://www.devildead.com/critique.php3?FilmID=652

Quelques réactions au film

 
 

Pylgrim - le 21/12/2005
 
Un film qui accuse le poids des années, mais qui au final se laisse bien regarder, et que j'ai vraiment vu par hasard (jamais entendu parlé de ce film avant...?). Le prof en justicier fait penser au côté facho-Bronson c'est vrai, bien que dans le film c'est la bande de jeunes qui l'est vraiment. Mais là n'est pas l'importance : vu les énergumènes, on est vraiment tenté de réclamer vengeance et de cautionner le prof, tant ils le poussent à bout. C'est plus élaboré que du Bronson, moins violent visuellement mais bien plus impliquant moralement. Un film qui a du choquer à l'époque (Tee shirt Nazis, un peu de touffe, violence morale...) ce qui expliquerait qu'il soit passé sous silence, maintenant beaucoup moins choquant c'est clair, mais le côté 80's redonne néanmoins de la force au film. Pas mal! PS: Mickel J Fox c'est bien lui, très jeune, qui ne joue pas les balances (courageux?) pour sauver sa peau (lâche?). il est malmené malgré tout et on le prend facilement en pitié.


robert_ginty - le 13/10/2005
 
Le prototype du film d'auto-défense en milieu scolaire. Une fois de plus, le côté bisseux fait passer la pilule du discours facho. Un brave professeur de musique se heurte à une bande de délinquants juvéniles (sur le papier, parce qu'à l'écran, les acteurs en question font moyen ados) dans un lycée-poubelle. Pourtant plein de bonne volonté, il sera poussé à bout par la racaille impunie pour pouvoir passer la dernière bobine à leur apprendre la politesse à grands coups de scie circulaire, à ces petits cons. Plein de bons moments dans ce drame scolaire : un tout jeune et rondouillard Michael J. Fox, tellement insupportable en fayot de la classe qu'on se réjouit franchement quand il morfle, le jeu ridicule d'un adolescent sensé être sous l'emprise de la drogue, source de scènes hautement comiques, un méchant pas piqué des hannetons (collégien dealer/violeur/meurtrier/pianiste virtuose qui se met à couiner quand il apprend qu'il est écarté de l'orchestre de la classe !). Un sympathique film d'exploitation au look délicieusement vulgo-80's qui n'a pas trop mal vieilli. A savourer entre amis avec de la bière et des Curlys.

Point de vue de Copeau

"Bonjour, je suis un énarque post-mitterrandien. Je suis haut fonctionnaire et pourtant libertarien. Je ne tire aucune fierté de ma situation. Je sais bien que l'intelligence n'a rien à voir avec les études, fussent-elles réalisées dans une prestigieuse école. Savez-vous ce qu'est un libertarien ? C'est un partisan de la liberte. Nulle meilleure definition que celle-la. Afin de préserver mon anonymat, j'ai choisi de me faire appeler Copeau, par référence au héros d'Ira Levin.
Par ailleurs, dans un monde collectiviste tel que le nôtre, l'individu ne vaut pas plus cher qu'un copeau de bois. Ce pseudo tombe donc à point".

 

Attendez-vous à bien des surprises sur ce blog, qui ne respecte rien ni personne, sauf la vérité et l'honnêteté.

Film de Mark Lester, avec Perry King, Roddy McDowall, Timothy Van Patten, Michael J. Fox.

 

CLASS 1984 de Mark Lester se présente comme un film de très légère anticipation : en effet, il est supposé se dérouler deux ans après 1982, l'année de sa sortie. Certains détails aperçus dans cette oeuvre relevaient alors de la science-fiction, notamment le portail détecteur de métal, qui est depuis apparu réellement dans certains lycées américains ! Lester reprend l'argument classique de GRAINE DE VIOLENCE réalisé en 1955 par Richard Brooks, réalisateur hollywoodien proposant des oeuvres "engagées" : un professeur se retrouve confronté à des élèves indisciplinés et violents...

CLASS 1984 dresse d'abord le portrait alarmiste d'un enseignement en crise. Les lycées se retrouvent confrontés à de dramatiques problèmes de violence et de trafic de drogue. L'école, censée être un sanctuaire protégé et réservé à l'éducation, devient le territoire d'un gang de délinquants qui y font prospérer toutes sortes d'affaires illicites. Si la situation a pu paraître excessive à certains spectateurs de 1982, elle nous semble aujourd'hui tristement réaliste.

Je laisse d'emblée la parole à DVDRama :


Critiques cinématographiques françaises d’époque dont la collection donne une idée typique de la réception du cinéma populaire américain par la critique cinématographique parisienne dans la France qui venait de porter Mitterrand au pouvoir. Une liberté de jugement – mis à part une ou deux exceptions d’ailleurs très relatives - étouffée d’avance par le préjugé qu’un film violent américain est a priori mauvais, attaques contre le public qui apprécie le film, prise de défense des voyous contre le metteur en scène du film, etc.

• Le Monde du 11/09/1982 : anonyme et médiocre…

 

• Le Monde du 05/10/1982 : Louis Marcorelles par une subtile dialectique pense que le film, en montrant des actes violents, passe à côté de son sujet : la réhabilitation du dialogue entre les jeunes et les adultes : écroulé de rire tant la mauvaise foi est patente !!!

 

• France Soir du 11/09/1982 : Robert Chazal attaque le public du film ! Il faut tout de même oser et j’ai rarement lu un texte aussi hallucinant.

 

• France Soir du 25/09/1982 : Monique Patel écrit un texte enfin honnête mais sans plus.

 

• Le Canard Enchaîné du 06/10/1982 : Patrice Vautier cite une intéressante remarque de Frankenheimer qui détestait et aimait à la fois Orange mécanique de Kubrick. La conclusion de la critique n’est pas triste : Vautier propose qu’on fusille Lester ! Parfait exemple d’une critique qui aurait pu être intelligente puisque son auteur avait les connaissances historiques pour l’écrire mais qui s’avère moralement ignoble.

 

• Télérama du 02/10/1982 : Pierre Murat qualifie le film « d’ignoble » : drôle.

 

• La Croix du 10/09/1982 : Jean Rochereau trouve que Lester exagère : ce n’est pas parce que la violence des faits est authentique qu’il faut l’étaler. Savoureux effroi : voyons Jean, n’ayez pas peur, revenez devant votre écran, il n’y a plus de violence, c’est terminé ! Bon allez, on va voir Les demoiselles de Rochefort pour changer un peu ?

 

• Révolution du 01/10/1982 : Joel Jouanneau déteste ce film « idéologique » (sic) à « l’écriture vulgaire et raccoleuse » (re-sic). D’une certaine conception du cinéma populaire chez les tenants de la conscience de classe (laborieuse).

 

• L’Humanité du 08/10/1982 : un anonyme écrit une critique négative mais pas inintéressante.

 

• Le Matin du 10/09/1982 : Marie-Elisabeth Rouchy écrit une critique qui n’est pas antipathique mais qui est assez drôle avec le recul sociologique et historique : décalage que je vous recommande de savourer.

 

• La Vie Ouvrière du 04/10/1982 : J.-C. Catala parle d’une « féroce ambiguïté » et, bien entendu, conclut négativement.

 

• Déclaration de Mark Lester à Brigitte Baudun pour le Figaro le 24/09/1982 qui revendique la sincérité de son film haut et fort ! Quelque part, encore une fois, c’est dans le Figaro de l’époque qu’on trouve la meilleure critique !

 

Heureusement, peut-on se dire après la lecture de cet impressionnant et dément florilège, que les temps ont un peu changé. Mais tout de même, tout cela conserve un goût amer : celui de la nullité morale et intellectuelle ambiante de 1982. Quand on pense que les critiques méprisaient le public à ce point-là, on en a rétrospectivement des frissons…

 

Ce film, basé sur des faits réels, rassemble deux genres relativement classiques : celui du gang de jeunes (depuis l'Equipée sauvage jusqu'à Orange mécanique), et d'autre part, pour paraphraser là encore dvdrama, ce film se veut une version actualisée – on pourrait presque dire « revue et corrigée » - d’une section particulière de l’espèce du genre précédent : les films consacrés aux gangs d’élèves opérant dans un environnement scolaire illustrés par Blackboard Jungle Graine de violence (USA 1955) de Richard Brooks, Up the Down Staircase Escalier interdit (USA 1967) de Robert Mulligan, Unman, Wittering and Zigo Les assassins au collège (GB 1970) de John MacKenzie, Why shoot the teacher Pitié pour le prof (Canada 1977) de Silvio Narrizano.

Class of 1984 est, de fait, une synthèse parfaite et définitive de ces deux lignes génériques et cela d’abord en raison de sa situation historique. Il renie définitivement l’optimisme et l’humanisme qui étaient les raisons d’être du film pataud et laborieux de Richard Brooks (cinéaste « liberal » c’est-à-dire « préoccupé par la question sociale et au cœur à gauche » dans le vocabulaire politique américain) qui était – faut-il le rappeler ? - encensé par un Georges Sadoul et de celui plus fin et intelligent de Robert Mulligan dont le même Sadoul, grand historien du cinéma mais communiste – faut-il aussi le rappeler ? - ignore tout bonnement l’existence, sans doute parce que Mulligan se définissait comme catholique ! – ainsi que de celui de Narizzano.

 

En revanche, Lester approfondit le portrait déjà quasi-impitoyable du jeune criminel psychopathe incarné par John Cassavetes dans le film de Siegel de 1956 : le Stegman de Class of 1984 est un bien un psychopathe mais surtout un criminel inexcusable.
Sa mère est « aisée », il vit dans le bien-être matériel le plus évident mais il est maladivement animé par la volonté de puissance, tout comme les barbares qui constituent son gang. Le scénario du film de Lester reprend l’idée initiée par Brooks et MacKenzie (tentative - avortée – de viol d’une enseignante par un élève) mais, comme Kubrick en 1971, la mène à son terme.


Alors que Kubrick ménageait sur le fond la chèvre et le choux en réalisant un film volontairement confus – Alex est-il bon ou mauvais ? La société est-elle responsable ou non de son comportement ? – et finalement déplaisant puisqu’il oscillait entre dénonciation et bonne conscience avec une constante mauvaise foi dont la violence visuelle fut seule garante d’un excellent résultat au box-office, Lester adopte la position réaliste d’un Siegel, d’un Corman ou d’un MacKenzie : le mal existe et la société, loin d’en être responsable, ne doit pas d’abord le « pardonner » ou le « soigner » mais se défendre contre lui, quitte à exterminer ses agents.


De ce fait, on peut dire que Class of 1984 est à l’origine thématique et spirituelle de la récente série très violente des quatre The Substitute dont l’habileté scénaristique est de redoubler la donne : un mercenaire rompu aux techniques de combat se fait passer pour un professeur afin de venger les professeurs véritables qui ont été auparavant brutalisés voire tués par leurs élèves…


Comme ajoute par ailleurs Devildead :

CLASS 1984 est construit avant tout comme un affrontement entre Andrew Morris et Peter Stegman. Aucun des deux ne va céder, et la tension entre l'enseignant et l'élève va s'élever progressivement. Ni le système scolaire, ni la police ne vont rien faire pour régler la situation une fois pour toute. Cette lutte atteindra son paroxysme lorsque Stegman violera et kidnappera la femme de Morris. Il paraît injuste de considérer CLASS 1984 comme une simple apologie de l'autodéfense ou de la vengeance privée. Lorsque Morris se déchaîne, c'est qu'il doit agir à ce moment précis pour sauver son épouse. De même certains lui ont reproché de décrire une jeunesse complètement irrécupérable et détestable : là-aussi, le reproche est injuste et revient à faire l'impasse sur toute l'intrigue, assez humaniste, liée à l'organisation du concert. De même, les dialogues soulignent régulièrement que Stegman et ses compagnons sont des exceptions, très nuisibles, mais tout à fait minoritaires.

 

Perry King, cet acteur révélé en France par Mandingo Mandigo (USA 1974) de Richard Fleischer et Choirboys Bande de flics (USA 1977) de Robert Aldrich est ici hallucinant et trouve un de ses plus beaux rôles. Les autres rôles principaux sont très bien servis et parfaitement « épaulés » par la mise en scène : on n’est pas près d’oublier la construction de la scène où Roddy McDowall fait cours à une classe soudain sage et attentive parce qu’un contrechamp nous révèle qu’il braque sur elle un Colt 45ACP, celle de l’élève drogué montant le long de la hampe et s’écrasant mortellement avec le drapeau américain et toutes les séquences nocturnes de la dernière partie.

 

Thimothy Van Patten (Stegman) est très étonnant et on s’étonne en effet qu’il n’ait pas fait une carrière plus riche. Stefan Arngrim (Drugstore) était la vedette du curieux film fantastique Fear No Evil Effroi (USA 1980) de Frank Lallogia mais joue ici les utilités. Roddy McDowall fournit une prestation certes attendue mais très réussie, conférant au film un surcroît de folie et d’humanité.

 


Ce second terme a valeur pour une bonne partie du film : « - Ils ne sont pas tous comme ça » disent régulièrement les personnages positifs du film et, de fait, Lester filme des élèves en majorité « normaux » - confrontés à un engrenage infernal imposé par une minorité malfaisante. La déclaration de Lester reproduite dans les bonus du DVD a valeur de témoignage : la sincérité de sa position n’est au fond pas si éloignée de celle d’un Brooks et on la ressent dans celle de sa mise en scène, notamment dans la première partie et même dans l’un des derniers plans du film : celui où King veut une dernière fois sauver Stegman dont l’attitude est une dernière fois conforme à celle du Satan dépeint par Milton dans Lost Paradise. Raison pour laquelle il chute…

 

La peinture du mal est évidemment davantage l’objet esthétique de Lester et on ne s’étonne pas que le film, commencé sous les auspices d’un néo-réalisme « authentique » s’achève – quasiment – comme un film fantastique.

 

Andy Norris est soigneusement confronté à une situation dont tous les éléments sont pesés et soupesés pour paraître réels et découvre finalement qu’il n’a aucun moyen d’action autre que le meurtre pour combattre le mal. Faillite des institutions, rédemption par la lutte individuelle, volonté du dévoilement de la vérité derrière les apparences : le cinéma de Class of 1984 est porté par ce que le cinéma policier américain a toujours manifesté de plus puissant et de plus virulent. Il constitue le bouclage d’une boucle et un point de non-retour du genre spécifique auquel il appartient.

 

Évidemment, il s'agit d'une oeuvre d'exploitation, dont le discours est avant tout un alibi pour la représentation de séquences dures et à une certaine surenchère dans la brutalité. Nudité, viol, torture, scènes sanglantes sont bien au rendez-vous, avec notamment quelques clous restés fameux : Stegman se blessant lui-même en se cognant violemment contre des murs, un viol collectif, l'usage célébrissime d'une scie circulaire, un enseignant faisant la classe en pointant une arme automatique vers ses élèves... Voici toutefois un excellent film d'exploitation, peut-être pas au niveau de ses frères italiens, mais qui mérite d'être découvert ou redécouvert.

 *   *

*

 

 Quand la France est pointée du doigt comme une terre rougie de honte, l'on programme, l'on déprogramme, ...

 

187 code meurtre

Jugé en "inadéquation avec l'actualité récente" par la chaîne, TF1 déprogramme le film au dernier moment.     
Ds.2 060120

Pitch.doc"Passionné par son métier, Trevor Garfield, professeur de biologie dans un lycée de Brooklyn, a vu peu à peu se dégrader ses conditions de travail. Le jour où il s'oppose à l'un de ses élèves particulièrement violent, celui-ci l'agresse et le laisse dans un état critique..." 

 

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IIIII__PHILOSOPHIE/EDUCATION/VIGILANCE__IIIIII 

 

Luc Ferry
Ancien ministre de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche,

 

Luc Ferry est intervenu le vendredi 20 janvier sur le thème :  "L’éducation rêvée".

~~~~~~

"On y était ":

Ci-dessous : la synthèse

 

L’école rêvée

 

(Dossier établi sur la base d’un débat introduit par Luc Ferry, Philosophe et ancien ministre de l’Education nationale)

 

On peut définir assez aisément l’école rêvée : ce serait une école où règnerait l’égalité des chances la plus parfaite, une école où la civilité et la courtoisie seraient la règle, une école où tous les élèves maîtriseraient ce que l’on appelle dans le jargon de l’Education nationale les fondamentaux et enfin une école où chaque élève serait amené au maximum de ses talents. La difficulté ne réside pas tant dans la définition du « quoi », des objectifs, que dans celle du « comment ». La France n’a pas la meilleure école au monde. En termes de performance des élèves, elle est classée un peu au dessus de la moyenne dans les enquêtes internationales, souvent derrière la Suisse et la Belgique, très loin après la Finlande. Les causes de ce résultat très moyen sont multiples et les points noirs doivent d’abord être repérés. Nous en citerons cinq avant d’énoncer quelques préconisations :

 

I/ Points noirs :

 

  1. La violence à l’école

Les actes de violence sont en augmentation constante et la situation, dans de nombreuses écoles, devient insupportable. On n’en est plus au stade des « incivilités » mais bien dans celui de la violence brute. Les derniers chiffres du Ministère de l’Education nationale témoignent d’une évolution inquiétante. Et ce ne sont que des chiffres a minima puisque un certain nombre de faits, considérés comme mineurs, n’y sont pas consignés. Ces résultats sur la violence à l’école (2004-2005) sont, avec 80 000 incidents graves, sans appel. Dans le détail, cela donne 23 000 actes de « violence physique sans arme », 1698 « avec arme », 1 600 cas de racket, 1 600 cas de trafic de stupéfiants... Cela devient parfois invivable dans un petit nombre d’établissements d’autant que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Cette violence explique, en partie du moins, le deuxième point noir.

 

  1. La crise des vocations

Certains ont beau ironiser et dire que les profs sont « soit en grève, soit en vacances », le métier attire de moins en moins. On assiste, d’année en année, à une baisse considérable du nombre des vocations. Cela n’affecte pas le primaire où il y a, fort heureusement, peu de violences. Le second degré, en revanche est gravement atteint. Le déficit est patent dans toutes les disciplines où une alternative à l’enseignement est possible. Il devient gravissime dans les disciplines scientifiques, les plus concurrencées par le privé. Cela conduit, parfois, la France à « importer » des professeurs, par exemple en mathématiques.

 

  1. Le déclin des filières scientifiques

Dans les sciences dures (mathématiques, physique, chimie, biologie, etc.), la baisse des effectifs universitaires est inquiétante. En moins de dix ans, le nombre d’étudiants en DEUG a chuté de près de 40 %. Le discours syndical sur la misère des chercheurs français n’explique pas tout puisqu’un phénomène identique est constaté, à des degrés divers, dans tous les pays occidentaux. Il est même plus affirmé au Canada, en Allemagne où les conditions de travail des chercheurs sont pourtant excellentes. La montée des idéologies écologistes et anti-sciences explique, en partie, ce désamour à l’égard de la science. De surcroît, la rigueur des disciplines scientifiques va à l’encontre de la philosophie véhiculée par notre système éducatif. Depuis 30 ans, ce sont les valeurs de spontanéité, de créativité et d’expression de soi qui sont mises au premier plan de l’école. Les protéines, les gènes, les courbes de Gauss ou les nanoparticules ne font, hélas, pas très bon ménage avec l’expression de soi. Travailler, apprendre, se tromper, persévérer, demandent de l’humilité. Tout le contraire de l’expression – orgueilleuse ? - de soi érigée en principe de vie.

 

  1. La perte de maîtrise de la langue écrite et parlée

La maîtrise de la langue écrite et parlée est fondamentale. Or tout se joue dès le départ. L’enfant en difficulté de lecture et d’écriture est, très rapidement, en difficulté dans toutes les autres disciplines. Il ne comprend plus l’énoncé d’un problème de mathématiques; il n’a pas non plus les capacités pour lire par plaisir ce qui l’exclut automatiquement de toute une partie de la culture et notamment de la culture scolaire. Cet apprentissage de la lecture se fait surtout au CP, même s’il s’étale en principe sur trois ans. C’est l’âge où les enfants ne supportent pas de ne pas être comme les autres. Quand un petit, de 6 ou 7 ans, découvre qu’il décroche par rapport à ses camarades, qu’il a manqué une marche et que les autres continuent à avancer, il est désespéré. C’est fondamentalement le premier échec scolaire.

[Le déclin de la maîtrise de la langue est mesurable. Claude Thélot, Directeur de l’Evaluation au Ministère de l’Education nationale en 1995, s’y attela. La découverte de 10 000 copies de certificat d’étude corrigées dans les années 23, 24 et 25 dans une sous-préfecture de la Somme sonna comme la découverte du Graal pour ce grand commis de l’Etat. Cet échantillon assez large lui permit de comparer les performances en évitant les biais. La France était rurale ; il prit donc des enfants qui vivent dans le même environnement ; dans les années 20, les instituteurs prenaient 10 % des effectifs de leur classe et les préparaient toute l’année au « certif » ; la préparation des élèves a été reproduite à l’identique... Les résultats de cette enquête sont calamiteux. Ce fut un choc pour Claude Thélot qui a, sa vie durant, défendu l’idée que le niveau des élèves s’améliorait. Deux exemples révélateurs : à l’époque, dans une dictée le nombre moyen de fautes était de 5. Aujourd’hui, il caracole à 17. La plus mauvaise copie avait une calligraphie somptueuse comparée à la meilleure d’un élève aujourd’hui.

Pourquoi cette dégringolade par rapport aux années 20 ? Certains mettent en cause les méthodes d’enseignement. Surtout la méthode globale. Or, cette méthode, tant décriée, n’a plus cours depuis les années 70. Dans 98 % des cas, ce sont des méthodes semi globales qui sont appliquées. Le déclin de la maîtrise de la langue est d’ailleurs observé partout en Europe et notamment en Allemagne où l’on n’a jamais appliquée la méthode globale. La responsabilité n’incombe pas, non plus, à la massification puisque les classes, à l’époque, comptaient plus d’élèves qu’aujourd’hui. La télévision, quant à elle, concurrence la lecture mais n’a aucun effet sur son apprentissage au sein des établissements scolaires. Même si l’on sait que « c’est en forgeant que l’on devient forgeron » et que c’est en lisant beaucoup que l’on s’améliore en lecture et, in fine, en écriture, on ne peut absoudre l’école. Les élèves ont suffisamment d’heures de présence : aucun, en principe, ne devrait rester illettré].

 

  1. Les sorties de l’école sans diplôme et sans qualification

Au total, sur une génération de 750 000 jeunes, ce sont 160 000, chaque année, qui sortent pratiquement sans diplôme (autre que le brevet ou le certificat d’étude). Autrement dit, dans un pays comme la France adepte de la « diplômite », 160 000 jeunes ne sont ... « rien ». Cela pose de redoutables problèmes dans la société : égalité des chances et insertion sont à la traîne ; crimes et délits gagnent du terrain.


 

II/ Préconisations :


1. Donner priorité au CP

80 % des enfants qui ne savent pas lire à la sortie du CP n’apprennent jamais à lire correctement. 20 % des jeunes entrant en sixième ne savent ni lire, ni écrire. Pour enrayer le fléau de l’illettrisme, de la violence et, in fine, de l’échec scolaire, il ne faut sans doute pas hésiter à dédoubler les classes de CP dans toutes les écoles qui affichent de mauvais résultats de lecture et d’écriture. L’expérience menée à grande échelle – 70.000 élèves apprenaient à lire et à écrire dans des classes dédoublées – a été, à cet égard, concluante. Hélas !, elle tourna court comme d’autres expériences utiles trop rapidement abandonnées. Ajoutons que si l’on veut que tous les élèves – ou presque ! – sachent vraiment lire et écrire en sortant du CP, mieux vaudrait faire redoubler certains au lieu de les condamner à traîner leur handicap.

2. Renverser la vapeur par rapport à  l’idéologie « pédagogiste »

L’éducation est, pour une très large part, affaire d’héritage et de transmission. Personne n’a inventé le français, ni les règles de grammaire, ni les règles de la politesse. Lorsqu’on termine une lettre par « Madame, Monsieur, je vous prie d’agréer ceci, cela... », il s’agit d’une formule convenue au sens propre du terme. Ce sont soit les parents, soit les maîtres qui la transmettent. C’est la même chose pour les règles de grammaire. Cet héritage devrait être accueilli avec beaucoup d’humilité, de respect et de travail. Ce n’est plus le cas. Les systèmes éducatifs occidentaux et singulièrement le système français ont, depuis trente ans, survalorisé, à l’exclusion de toute autre attitude pédagogique, l’expression de soi, la spontanéité, la créativité...

Malheureusement, la créativité des enfants en matière de règles de grammaire est rarement une bonne chose. Idem pour la civilité. Tous les parents le savent : apprendre à un enfant à dire « bonjour Madame ou Monsieur », à répondre « non merci » ou encore à se laver les mains avant de passer à table relève du combat quotidien. L’être humain n’est pas naturellement civil. Aujourd’hui, les dégats de l’idéologie pédagogiste, héritée de mai 68, en termes d’incivilité et de maîtrise de la langue sont effarants. Ce sont, hélas, les enfants qui trinquent.


3. Développer l’enseignement professionnel
L’objectif n’est pas tant de casser le collège unique que d’ouvrir, pour les élèves qui le souhaitent, de vraies filières professionnelles en alternance. Cette alternative permettrait à ces enfants de découvrir les différents métiers, à raison de 2 ou 3 après-midi par semaine, dans des entreprises partenaires de l’Education nationale ou encore dans des lycées professionnels. Et, pour que la voie professionnelle n’apparaisse pas comme une voie de garage et devienne attractive, la création de « Grandes écoles professionnelles » serait utile. Pourquoi ne pas créer l’équivalent de la « Rue d’Ulm » ou de « Polytechnique » dans l’enseignement professionnel ? De nombreux secteurs s’y prêtent. Il n’existe, par exemple, pas de « Grande » école d’architecture et de construction navale alors qu’il y a des chantiers de construction et d’entretien de bateaux dans la plupart des ports de France. Il n’existe pratiquement pas non plus, hormis celle de Pierre Bergé, de « Grande » école professionnelle de haute couture. Pareil pour la cuisine... 5 ou 6 Grandes écoles professionnelles sortiraient l’enseignement professionnel du statut secondaire auquel il est réduit.


4. Revaloriser l’Université
Il faudrait redonner tout son lustre à l’université française, parent pauvre de l’enseignement en France. Des moyens plus importants sont nécessaires. Mais ce n’est pas suffisant. L’université française a besoin d’une plus grande autonomie et du développement de filières d’excellence en coopération, notamment, avec d’autres universités européennes. C’est ainsi qu’elle pourrait retrouver un rayonnement international et concurrencer les universités, en particulier anglaises et américaines.
 

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