07.09.2006

CITATIONS DU MONDE

Citations

Cet endroit est réservé aux textes qui ont pu retenir mon attention, soit dans le style de l'auteur, dans le vitriole employé à dépeindre certaines situations ou certains faits, soit dans l'actualité toujours édifiante sur des sujets traités par nos "aînés", ou encore par la beauté, la puissance, la poésie où les sensations les plus fortes peuvent se dégager. Ds.2

 

 

Quand j'approche d'un enfant, il m'inspire deux sentiments : celui de la tendresse pour le présent, celui du respect pour ce qu'il peut être un jour.

PASTEUR

Il n'est point de poésie vraie, émue, émouvante, comme il n'est point de passion forte, sans quelque délire, sans un peu de folie. Voyez Shakespeare et tous ces dramaturges à demi fous de la Renaissance anglaise. Voyez encore les adorables poésies et musiques populaires, ces fleurs merveilleuses, écloses, sans culture, sous une pluie de larmes ou sous un rayonnement de la joie. Elles aussi, ne sont-elles pas un peu folles, comme cette Poésie populaire de Delaplanche, qui, nue, à travers champs, marche en jouant du violon, ses yeux noyés d'extase et nageant dans le ciel ? C'est dans une sensation, une émotion, une vision intenses, rendues avec intensité, qu'est le secret de toute poésie, comme de toute peinture, comme de toute musiques supérieures. En ce sens, le génie sans doute confine à la folie, mais comme la santé à la maladie, comme l'hypérémie physiologique à la congestion. Aussi je défie un homme, toujours et absolument calme, d'être jamais un poète. Mais celui qu'ébranle jusqu'au cri aigu, jusqu'à un peu de délire, jusqu'aux larmes, une sensation de beauté, de souffrance ou de joie, celui-là donc, s'il n'est pas muet, s'il peut parler, chanter ou peindre, pourra être, à une minute du moins, un vrai poète ou un grand artiste.

JEAN LAHOR

L'humanité n'a pas, plus que chaque homme, une destinée fatale, inévitable dans la sphère du bien et du mal. L'humanité est libre, elle peut choisir. Le genre humain finira bien ou mal, comme il voudra. Il en est du monde comme de l'homme.

GATRY

Oh! combien de fois ai-je désiré les ailes de l'oiseau, qui passait au-dessus de moi, pour atteindre les bords des mers incommensurables, boire enfin, à la coupe écumante de l'infini, ces délices de la vie qui vous gonflent le sein, et ne fût-ce qu'un seul instant, verser dans ma poitrine étroite une goutte de la félicité suprême de l'Etre qui produit tout en soi et par soi ?

GOETHE