20.01.2008

Le suppositoire et l'intraveineuse

...

Liberté chérie

Qu'il s'agisse de l'omniprésence de la publicité, du contrôle des jeux d'argent ou de la réduction accrue de l'impôt sur le revenu, l'Etat a sur nous un contrôle qui flirte avec l'immoralité.



Ceci est plus qu'un cri de révolte, c'est une déclaration de guerre. A force de nous rogner chaque jour un peu plus nos libertés, il est urgent de dire haut et clair que cela suffit, qu'il existe une majorité « silencieuse » prête à descendre dans la rue pour faire reculer les « maîtres » qui nous gouvernent

Je porte mon point d'attaque sur l'immoralité de la gouvernance actuelle au travers de trois axes : 
- La publicité 
- Les jeux d'argent 
- L'impôt sur le revenu 

La publicité a complètement envahi tous nos espaces : les rues, la presse écrite, la télévision. Les techniques d'imprégnation des consciences pratiquées par les publicitaires, sont une atteinte permanente, et l'on peut parler à leur égard de « sujétion psychologique résultant de l'exercice de pressions graves et réitérées », et « d'usage de techniques propres à altérer les jugements pour conduire les personnes à des actes qui leurs sont gravement préjudiciables ». Ceci tombe normalement sous le coup de la loi de 2001 visant les activités sectaires. Il s'agit ici, bien sûr, des millions de personnes qui se mettent en situation de surendettement, et de ceux qui commettent des délits en vue de s'approprier des biens que la société à travers sa publicité considère comme indispensables à la vie quotidienne. Non seulement la publicité est immorale, mais lorsqu'elle porte sur les sociétés de crédit à la consommation, nous sommes dans une immoralité « puissance deux ». 

Les jeux d'argent ont de tout temps été considérés comme immoraux, mais que l'Etat organise lui-même les sociétés de jeux d'argent et participe largement aux bénéfices de ces sociétés, nous sommes là encore, dans une immoralité « puissance deux ». 

L'impôt sur le Revenu est le seul impôt dont la base peut satisfaire au mieux les conditions d'égalité s'il est bien ajusté. Or depuis plus de vingt ans, l'Etat n'a de cesse de réduire la contribution de cet impôt dans le financement des besoins publics, au profit d'une augmentation de la TVA et des taxes de toutes natures. L'immoralité de cette dérive est évidente, puisqu'elle revient à faire contribuer tout le monde de la même façon aux dépenses de l'Etat, que les personnes aient ou n'aient pas de revenus conséquents. A ceci l'on peut ajouter le transfert vers les organismes sociaux des charges de l'Etat, avec la mise en place de la CSG, du RDS, et maintenant des franchises généralisées (donc payées par les seuls malades) sur les médicaments et les actes médicaux. 

J'aurais aussi pu parler de l'immoralité d'un Président qui s'exhibe en compagnie des plus riches, des journalistes de la télévision qui sans complexe « informent » le bon peuple que l'on peut réveillonner pour 800 ou 1000 euros par tête ! Mais cela suffit à montrer que la conduite de l'Etat est en tous points immorale, et que vouloir en plus nous supprimer nos libertés, c'est la dérive de trop qui « fait déborder le vase »

Nous sommes donc devant une alternative : ou l'Etat cesse la répression immodérée contre la vitesse au volant et contre l'usage de la cigarette dans les lieux publics, ou nous nous considérerons en droit d'exiger la même attitude intransigeante envers les publicitaires, les sociétés de jeux, la politique fiscale. Vous nous faites la guerre ! Gare au retour de bâton !

Vendredi 11 Janvier 2008 - 17:23
Jacques Chaubaroux / Marianne en ligne
 
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Envoyé par: Alain Coulon (Adresse IP journalisée)
Date: Sat 25 June 2005 11:44:03

Les peuples français et néerlandais ont refusé le suppositoire, enrobé de vaseline sociale, que les médecins européistes leur avaient prescrit.

Qu'ils ne se réjouissent pas trop vite !

Dans les officines bruxelloises, on affine les seringues destinées à leur administrer, de force, la sacro-sainte panacée.

La "démocratie européenne *" est en marche !

* Gouvernement des couches populaires, par des élites politiciennes, pour des élites économiques.

14.10.2007

Le miroir de l'Occident ! / "Le ciel nous tombera-t-il sur la tête ?"

LES SUPPLEMENTS DE COMMENTAIRE

 

 

Devenirs iraniens
Étude sociologique à distance de l’évolution de la société iranienne

 

Commentaire  publiera, dans son numéro de décembre 2007, un article sur les « devenirs iraniens ». Cet article sera signé par Jacques Andréani, Guillaume Demuth et Marc Ullmann car ils l'ont élaboré en commun. Jacques Andréani, ambassadeur de France, a, le 29 juin 2006, introduit un débat du Club des Vigilants sur le thème : quels risques si les États-Unis attaquent l'Iran ? Quels risques s'ils ne l'attaquent pas ? Marc Ullmann, fondateur du Club, a tenu à ce que le sujet soit approfondi. Un groupe de travail est arrivé début 2007 à la conclusion que, contrairement à ce que pensent la plupart des Européens, une attaque américaine est non seulement loin d'être exclue mais susceptible d'être déclenchée au cours du premier trimestre 2008. Il a en outre estimé que les dangers inhérents à une telle opération sont plus grands que les bénéfices qui pourraient en résulter. Il s'est cependant abstenu d'émettre un jugement définitif avant que puisse être étudiée l'évolution de la société iranienne. En effet, de deux choses l'une : ou bien la société iranienne évolue vers plus de modernité et le régime sera, tôt ou tard, conduit à s'adapter, ou bien la société iranienne, séduite par la rhétorique d'Amadinedjad, se durcit et l'espoir d'un changement du régime s'estompe. Dès lors, l'emploi de la force pour obtenir un changement de régime devra, sinon être approuvé, du moins apparaître comme une alternative possible.
Fort de ce raisonnement, le groupe de travail a pris, le 16 janvier 2007, la décision de lancer une étude sociologique. Il s'agissait d'apprécier l'existence, la nature, le degré et les développements probables des processus de modernisation et d'évolutions socioculturelles en Iran. Dans cet esprit, Guillaume Demuth a défini une méthodologie tenant compte de la nécessité d'agir à distance puisqu'il ne pouvait être question d'envoyer sur le terrain des sociologues déguisés en touristes. Le 18 avril 2007, la méthode d'analyse proposée (observation de la vie courante iranienne via des centaines de photos, de vidéos, de blogs, etc.) a paru adaptée et viable.
L'étude, maintenant terminée, permet de constater une montée de la mobilité mentale et physique de la plupart des Iraniens, une progression des comportements de déconstruction de l'autorité et une capacité croissante à intégrer les mouvements d'évolutions extérieures. Elle est trop longue et contient trop de photos pour être publiée in extenso dans l'article à venir qui devra, de surcroît, inclure des éléments géopolitiques et tirer des conclusions sur les chances à courir et les risques à éviter.
Nous tenons à mettre dès maintenant sur notre site une version intégrale de ce document. Chacun, ainsi, pourra se forger sa propre opinion et se reportera au numéro 120 de Commentaire quand il paraîtra pour lire la dernière version, à l'usage des lecteurs de la revue, de cette étude importante.


TEHERAN (Reuters) - Aux cris de "mort au dictateur", une centaine d'étudiants ont exprimé leur hostilité à Mahmoud Ahmadinejad à l'occasion d'une visite du président iranien à l'université de Téhéran. 071008

« Les Américains ont déjà l’Irak sur le dos, ils ne vont pas en plus attaquer l’Iran », voilà en gros ce que pensent la plupart des Européens. La suite ...


Inflexion sur l'Iran
LE MONDE © | 13.09.07

09.05.2007

UN NOUVEAU JOUR(SOUFFLE ?) SE LEVE

Site du Premier minstre - Portail du Gouvernement


 

08.05.2007

Mrs Greenface / Kolère Verte !

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04.11.2006

Effet papillon...Effet Miroir

Effet papillon...

Thursday 5 October 2006 / Pistes de réflexion ......

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On n'a (presque) plus le temps !

La revue Commentaire de cette saison vient de paraître. Je vous en fais part car parmi les articles d'excellente facture qui y sont présentés (la liste des auteurs ainsi que leurs biographies vous convaincra le cas échéant), Jacques Blamont, père de l'aventure spatiale française y écrit un article fort intéressant sur le cumul des menaces. Il s'agit d'une vision somme toute assez pessimiste de l'état de notre monde, tant sur les aspects humains qu'écologique ou énergétique, et expliquant pourquoi ces menaces cumulées sont un réel danger pour notre futur commun. Suivent des pistes et quelques ébauches de solutions qui pourraient permettrent de démarrer quelques actions pour ralentir le processus fatal.  Lire la suite


Blogoblog 3ère publication

 

Effets climatiques /

  1. CONFÉRENCE SUR LE CHAOS
  2. Cultiver l'effet papillon
  3. Edward N. Lorenz


Effets sociétaux /

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Le « nanodrone » Libellule sera le troisième oeil du fantassin

Dans l’ombre immense des ailes de l’A-380, il fallait de bons yeux pour trouver le plus petit engin volant du Salon du Bourget. Six centimètres d’envergure. Un insecte, une libellule plus exactement, puisque c’est le nom de ce programme de la très sérieuse DGA (Délégation générale pour l’armement). Un projet au service des terriens : le nanodrone Libellule se veut « l’oeil déporté » du soldat du futur, l’outil qui lui permettra enfin de voir, et tirer, dans coins et recoins. La famille sans cesse élargie des aéronefs sans pilote comptait déjà les microdrones, rejetons* tardifs des drones d’observation et de combat dont l’usage explose aujourd’hui en Irak. Des engins longs d’à peine quelques dizaines de centimètres, développés notamment par les chercheurs américains. Avec le nanodrone, les ingénieurs français explorent un peu plus loin les voies du minuscule. Source DGA

 

Effet culturel /

* "REJETONS DE NOS CIVILISATIONS NE REJETONS PAS LES PASSIONS, LA COMPASSION"

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VIVE LE MONDE / Ds.2-0040721

17:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note

Une cathédrale s'est renversée
De fausses vraies croix gammées tagguées
A l'indélébile, sur un vrai ventre encloqué
Ca paraît débile mais ça arrive

Des rois complètement bidons
Assis sur des trônes en carton
Qui se bidonnent plus que des bidochons
Dans leurs châteaux, leurs prisons

Rejetons de nos civilisations
Ne rejetons pas les passions, la compassion
Rejetons les fanfarons, les grappillons
Rejetons de nos civilisations

Comme de vrais porcs, des cochons
Ils s'engraissent de richesses à la cons
S'empiffrent des milliards de biffetons
Arrachés de la bouche des pauvres par millions

De vrais faux-semblants qui gouvernent
Nos fausses vraies réalités sculptées
Dans le dédale de nos sociétés dites civilisées
Les dalles de la sagesse ont été très mal posées

Rejetons de nos civilisations
Ne rejetons pas les passions, la compassion
Rejetons les fanfarons, les grappillons
Rejetons de nos civilisations

Détournés dès la naissance de tous les chemins de grâce
Par ceux qui détournent toutes les grâces de la vie
Il faudrait en plus qu'on les supplie, les remercie
D'être en survie, balancés aux légions de trublions

Rejetons de nos civilisations
Ne rejetons pas les passions, la compassion
Rejetons les fanfarons, les grappillons
Rejetons de nos civilisations

Ds.2/ 17/02/2006 10:07



Effet prévisible ?! /
 

— Posté par Ds2 @ 10:07

"Une infime variation d'un élément peut s'amplifier progressivement, jusqu'à provoquer des changements énormes au bout d'un certain temps. Cette notion ne concerne pas seulement la météo, elle a été étudiée dans différents domaines. Si on l'applique aux sociétés humaines, cela voudrait dire que des changements de comportement qui semblent insignifiants au départ peuvent déclencher des bouleversements à grande échelle"... "Le couteau «papillon» appartenait à un gamin de 13 ans".

Lyon (Reuters) / samedi 14 janvier 2006, 22h24 / Un lycéen mis en examen pour avoir menacé son proviseur

 

"Ensuite je suis arrivé et c'est là qu'il s'en est pris à moi. Il a sorti un couteau papillon à trois lames et m'a menacé. Nous avons réussi à le convaincre de laisser sortir son camarade. Il est ensuite sorti à son tour. Mais dans le couloir se sont les policiers que nous avions prévenus qui l'ont ceinturé. Heureusement il y a eu plus de peur que de mal", a conclu le proviseur. ...


Lien vers d'autres sources ... pour creuser le sujet ... à la recherche du temps ... perdu ?! Ds.2

Ds.2

 

"Quand les jeunes se vengeront"
http://www.clubdesvigilants.com/cgi-bin/mt-tb.cgi/31

           Le jeu de rôle citoyen

 

Marc Ullmann, dans son post « pour un brassage d’adolescents », appelait récemment de ses vœux « une sorte de récréation instructive et dynamique » dans un but de socialisation des jeunes. Je propose ici quelques pistes en matière d’objectifs, de forme et de contenu.

Posté par Thomas Laborey, le 15/12/05 dans Citoyenneté - Education - Société - Société Rêvée | Commentaires (5) | Lien permanent | TrackBack (0)

http://www.clubdesvigilants.com/archives/2005/11/_les_fra...
http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/criminalite/d...

http://www.leffetpapillonlefilm.com/

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Class 1984

Class 1984

http://www.devildead.com/critique.php3?FilmID=652

Quelques réactions au film

 
 

Pylgrim - le 21/12/2005
 
Un film qui accuse le poids des années, mais qui au final se laisse bien regarder, et que j'ai vraiment vu par hasard (jamais entendu parlé de ce film avant...?). Le prof en justicier fait penser au côté facho-Bronson c'est vrai, bien que dans le film c'est la bande de jeunes qui l'est vraiment. Mais là n'est pas l'importance : vu les énergumènes, on est vraiment tenté de réclamer vengeance et de cautionner le prof, tant ils le poussent à bout. C'est plus élaboré que du Bronson, moins violent visuellement mais bien plus impliquant moralement. Un film qui a du choquer à l'époque (Tee shirt Nazis, un peu de touffe, violence morale...) ce qui expliquerait qu'il soit passé sous silence, maintenant beaucoup moins choquant c'est clair, mais le côté 80's redonne néanmoins de la force au film. Pas mal! PS: Mickel J Fox c'est bien lui, très jeune, qui ne joue pas les balances (courageux?) pour sauver sa peau (lâche?). il est malmené malgré tout et on le prend facilement en pitié.


robert_ginty - le 13/10/2005
 
Le prototype du film d'auto-défense en milieu scolaire. Une fois de plus, le côté bisseux fait passer la pilule du discours facho. Un brave professeur de musique se heurte à une bande de délinquants juvéniles (sur le papier, parce qu'à l'écran, les acteurs en question font moyen ados) dans un lycée-poubelle. Pourtant plein de bonne volonté, il sera poussé à bout par la racaille impunie pour pouvoir passer la dernière bobine à leur apprendre la politesse à grands coups de scie circulaire, à ces petits cons. Plein de bons moments dans ce drame scolaire : un tout jeune et rondouillard Michael J. Fox, tellement insupportable en fayot de la classe qu'on se réjouit franchement quand il morfle, le jeu ridicule d'un adolescent sensé être sous l'emprise de la drogue, source de scènes hautement comiques, un méchant pas piqué des hannetons (collégien dealer/violeur/meurtrier/pianiste virtuose qui se met à couiner quand il apprend qu'il est écarté de l'orchestre de la classe !). Un sympathique film d'exploitation au look délicieusement vulgo-80's qui n'a pas trop mal vieilli. A savourer entre amis avec de la bière et des Curlys.

Point de vue de Copeau

"Bonjour, je suis un énarque post-mitterrandien. Je suis haut fonctionnaire et pourtant libertarien. Je ne tire aucune fierté de ma situation. Je sais bien que l'intelligence n'a rien à voir avec les études, fussent-elles réalisées dans une prestigieuse école. Savez-vous ce qu'est un libertarien ? C'est un partisan de la liberte. Nulle meilleure definition que celle-la. Afin de préserver mon anonymat, j'ai choisi de me faire appeler Copeau, par référence au héros d'Ira Levin.
Par ailleurs, dans un monde collectiviste tel que le nôtre, l'individu ne vaut pas plus cher qu'un copeau de bois. Ce pseudo tombe donc à point".

 

Attendez-vous à bien des surprises sur ce blog, qui ne respecte rien ni personne, sauf la vérité et l'honnêteté.

Film de Mark Lester, avec Perry King, Roddy McDowall, Timothy Van Patten, Michael J. Fox.

 

CLASS 1984 de Mark Lester se présente comme un film de très légère anticipation : en effet, il est supposé se dérouler deux ans après 1982, l'année de sa sortie. Certains détails aperçus dans cette oeuvre relevaient alors de la science-fiction, notamment le portail détecteur de métal, qui est depuis apparu réellement dans certains lycées américains ! Lester reprend l'argument classique de GRAINE DE VIOLENCE réalisé en 1955 par Richard Brooks, réalisateur hollywoodien proposant des oeuvres "engagées" : un professeur se retrouve confronté à des élèves indisciplinés et violents...

CLASS 1984 dresse d'abord le portrait alarmiste d'un enseignement en crise. Les lycées se retrouvent confrontés à de dramatiques problèmes de violence et de trafic de drogue. L'école, censée être un sanctuaire protégé et réservé à l'éducation, devient le territoire d'un gang de délinquants qui y font prospérer toutes sortes d'affaires illicites. Si la situation a pu paraître excessive à certains spectateurs de 1982, elle nous semble aujourd'hui tristement réaliste.

Je laisse d'emblée la parole à DVDRama :


Critiques cinématographiques françaises d’époque dont la collection donne une idée typique de la réception du cinéma populaire américain par la critique cinématographique parisienne dans la France qui venait de porter Mitterrand au pouvoir. Une liberté de jugement – mis à part une ou deux exceptions d’ailleurs très relatives - étouffée d’avance par le préjugé qu’un film violent américain est a priori mauvais, attaques contre le public qui apprécie le film, prise de défense des voyous contre le metteur en scène du film, etc.

• Le Monde du 11/09/1982 : anonyme et médiocre…

 

• Le Monde du 05/10/1982 : Louis Marcorelles par une subtile dialectique pense que le film, en montrant des actes violents, passe à côté de son sujet : la réhabilitation du dialogue entre les jeunes et les adultes : écroulé de rire tant la mauvaise foi est patente !!!

 

• France Soir du 11/09/1982 : Robert Chazal attaque le public du film ! Il faut tout de même oser et j’ai rarement lu un texte aussi hallucinant.

 

• France Soir du 25/09/1982 : Monique Patel écrit un texte enfin honnête mais sans plus.

 

• Le Canard Enchaîné du 06/10/1982 : Patrice Vautier cite une intéressante remarque de Frankenheimer qui détestait et aimait à la fois Orange mécanique de Kubrick. La conclusion de la critique n’est pas triste : Vautier propose qu’on fusille Lester ! Parfait exemple d’une critique qui aurait pu être intelligente puisque son auteur avait les connaissances historiques pour l’écrire mais qui s’avère moralement ignoble.

 

• Télérama du 02/10/1982 : Pierre Murat qualifie le film « d’ignoble » : drôle.

 

• La Croix du 10/09/1982 : Jean Rochereau trouve que Lester exagère : ce n’est pas parce que la violence des faits est authentique qu’il faut l’étaler. Savoureux effroi : voyons Jean, n’ayez pas peur, revenez devant votre écran, il n’y a plus de violence, c’est terminé ! Bon allez, on va voir Les demoiselles de Rochefort pour changer un peu ?

 

• Révolution du 01/10/1982 : Joel Jouanneau déteste ce film « idéologique » (sic) à « l’écriture vulgaire et raccoleuse » (re-sic). D’une certaine conception du cinéma populaire chez les tenants de la conscience de classe (laborieuse).

 

• L’Humanité du 08/10/1982 : un anonyme écrit une critique négative mais pas inintéressante.

 

• Le Matin du 10/09/1982 : Marie-Elisabeth Rouchy écrit une critique qui n’est pas antipathique mais qui est assez drôle avec le recul sociologique et historique : décalage que je vous recommande de savourer.

 

• La Vie Ouvrière du 04/10/1982 : J.-C. Catala parle d’une « féroce ambiguïté » et, bien entendu, conclut négativement.

 

• Déclaration de Mark Lester à Brigitte Baudun pour le Figaro le 24/09/1982 qui revendique la sincérité de son film haut et fort ! Quelque part, encore une fois, c’est dans le Figaro de l’époque qu’on trouve la meilleure critique !

 

Heureusement, peut-on se dire après la lecture de cet impressionnant et dément florilège, que les temps ont un peu changé. Mais tout de même, tout cela conserve un goût amer : celui de la nullité morale et intellectuelle ambiante de 1982. Quand on pense que les critiques méprisaient le public à ce point-là, on en a rétrospectivement des frissons…

 

Ce film, basé sur des faits réels, rassemble deux genres relativement classiques : celui du gang de jeunes (depuis l'Equipée sauvage jusqu'à Orange mécanique), et d'autre part, pour paraphraser là encore dvdrama, ce film se veut une version actualisée – on pourrait presque dire « revue et corrigée » - d’une section particulière de l’espèce du genre précédent : les films consacrés aux gangs d’élèves opérant dans un environnement scolaire illustrés par Blackboard Jungle Graine de violence (USA 1955) de Richard Brooks, Up the Down Staircase Escalier interdit (USA 1967) de Robert Mulligan, Unman, Wittering and Zigo Les assassins au collège (GB 1970) de John MacKenzie, Why shoot the teacher Pitié pour le prof (Canada 1977) de Silvio Narrizano.

Class of 1984 est, de fait, une synthèse parfaite et définitive de ces deux lignes génériques et cela d’abord en raison de sa situation historique. Il renie définitivement l’optimisme et l’humanisme qui étaient les raisons d’être du film pataud et laborieux de Richard Brooks (cinéaste « liberal » c’est-à-dire « préoccupé par la question sociale et au cœur à gauche » dans le vocabulaire politique américain) qui était – faut-il le rappeler ? - encensé par un Georges Sadoul et de celui plus fin et intelligent de Robert Mulligan dont le même Sadoul, grand historien du cinéma mais communiste – faut-il aussi le rappeler ? - ignore tout bonnement l’existence, sans doute parce que Mulligan se définissait comme catholique ! – ainsi que de celui de Narizzano.

 

En revanche, Lester approfondit le portrait déjà quasi-impitoyable du jeune criminel psychopathe incarné par John Cassavetes dans le film de Siegel de 1956 : le Stegman de Class of 1984 est un bien un psychopathe mais surtout un criminel inexcusable.
Sa mère est « aisée », il vit dans le bien-être matériel le plus évident mais il est maladivement animé par la volonté de puissance, tout comme les barbares qui constituent son gang. Le scénario du film de Lester reprend l’idée initiée par Brooks et MacKenzie (tentative - avortée – de viol d’une enseignante par un élève) mais, comme Kubrick en 1971, la mène à son terme.


Alors que Kubrick ménageait sur le fond la chèvre et le choux en réalisant un film volontairement confus – Alex est-il bon ou mauvais ? La société est-elle responsable ou non de son comportement ? – et finalement déplaisant puisqu’il oscillait entre dénonciation et bonne conscience avec une constante mauvaise foi dont la violence visuelle fut seule garante d’un excellent résultat au box-office, Lester adopte la position réaliste d’un Siegel, d’un Corman ou d’un MacKenzie : le mal existe et la société, loin d’en être responsable, ne doit pas d’abord le « pardonner » ou le « soigner » mais se défendre contre lui, quitte à exterminer ses agents.


De ce fait, on peut dire que Class of 1984 est à l’origine thématique et spirituelle de la récente série très violente des quatre The Substitute dont l’habileté scénaristique est de redoubler la donne : un mercenaire rompu aux techniques de combat se fait passer pour un professeur afin de venger les professeurs véritables qui ont été auparavant brutalisés voire tués par leurs élèves…


Comme ajoute par ailleurs Devildead :

CLASS 1984 est construit avant tout comme un affrontement entre Andrew Morris et Peter Stegman. Aucun des deux ne va céder, et la tension entre l'enseignant et l'élève va s'élever progressivement. Ni le système scolaire, ni la police ne vont rien faire pour régler la situation une fois pour toute. Cette lutte atteindra son paroxysme lorsque Stegman violera et kidnappera la femme de Morris. Il paraît injuste de considérer CLASS 1984 comme une simple apologie de l'autodéfense ou de la vengeance privée. Lorsque Morris se déchaîne, c'est qu'il doit agir à ce moment précis pour sauver son épouse. De même certains lui ont reproché de décrire une jeunesse complètement irrécupérable et détestable : là-aussi, le reproche est injuste et revient à faire l'impasse sur toute l'intrigue, assez humaniste, liée à l'organisation du concert. De même, les dialogues soulignent régulièrement que Stegman et ses compagnons sont des exceptions, très nuisibles, mais tout à fait minoritaires.

 

Perry King, cet acteur révélé en France par Mandingo Mandigo (USA 1974) de Richard Fleischer et Choirboys Bande de flics (USA 1977) de Robert Aldrich est ici hallucinant et trouve un de ses plus beaux rôles. Les autres rôles principaux sont très bien servis et parfaitement « épaulés » par la mise en scène : on n’est pas près d’oublier la construction de la scène où Roddy McDowall fait cours à une classe soudain sage et attentive parce qu’un contrechamp nous révèle qu’il braque sur elle un Colt 45ACP, celle de l’élève drogué montant le long de la hampe et s’écrasant mortellement avec le drapeau américain et toutes les séquences nocturnes de la dernière partie.

 

Thimothy Van Patten (Stegman) est très étonnant et on s’étonne en effet qu’il n’ait pas fait une carrière plus riche. Stefan Arngrim (Drugstore) était la vedette du curieux film fantastique Fear No Evil Effroi (USA 1980) de Frank Lallogia mais joue ici les utilités. Roddy McDowall fournit une prestation certes attendue mais très réussie, conférant au film un surcroît de folie et d’humanité.

 


Ce second terme a valeur pour une bonne partie du film : « - Ils ne sont pas tous comme ça » disent régulièrement les personnages positifs du film et, de fait, Lester filme des élèves en majorité « normaux » - confrontés à un engrenage infernal imposé par une minorité malfaisante. La déclaration de Lester reproduite dans les bonus du DVD a valeur de témoignage : la sincérité de sa position n’est au fond pas si éloignée de celle d’un Brooks et on la ressent dans celle de sa mise en scène, notamment dans la première partie et même dans l’un des derniers plans du film : celui où King veut une dernière fois sauver Stegman dont l’attitude est une dernière fois conforme à celle du Satan dépeint par Milton dans Lost Paradise. Raison pour laquelle il chute…

 

La peinture du mal est évidemment davantage l’objet esthétique de Lester et on ne s’étonne pas que le film, commencé sous les auspices d’un néo-réalisme « authentique » s’achève – quasiment – comme un film fantastique.

 

Andy Norris est soigneusement confronté à une situation dont tous les éléments sont pesés et soupesés pour paraître réels et découvre finalement qu’il n’a aucun moyen d’action autre que le meurtre pour combattre le mal. Faillite des institutions, rédemption par la lutte individuelle, volonté du dévoilement de la vérité derrière les apparences : le cinéma de Class of 1984 est porté par ce que le cinéma policier américain a toujours manifesté de plus puissant et de plus virulent. Il constitue le bouclage d’une boucle et un point de non-retour du genre spécifique auquel il appartient.

 

Évidemment, il s'agit d'une oeuvre d'exploitation, dont le discours est avant tout un alibi pour la représentation de séquences dures et à une certaine surenchère dans la brutalité. Nudité, viol, torture, scènes sanglantes sont bien au rendez-vous, avec notamment quelques clous restés fameux : Stegman se blessant lui-même en se cognant violemment contre des murs, un viol collectif, l'usage célébrissime d'une scie circulaire, un enseignant faisant la classe en pointant une arme automatique vers ses élèves... Voici toutefois un excellent film d'exploitation, peut-être pas au niveau de ses frères italiens, mais qui mérite d'être découvert ou redécouvert.

 *   *

*

 

 Quand la France est pointée du doigt comme une terre rougie de honte, l'on programme, l'on déprogramme, ...

 

187 code meurtre

Jugé en "inadéquation avec l'actualité récente" par la chaîne, TF1 déprogramme le film au dernier moment.     
Ds.2 060120

Pitch.doc"Passionné par son métier, Trevor Garfield, professeur de biologie dans un lycée de Brooklyn, a vu peu à peu se dégrader ses conditions de travail. Le jour où il s'oppose à l'un de ses élèves particulièrement violent, celui-ci l'agresse et le laisse dans un état critique..." 

 

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IIIII__PHILOSOPHIE/EDUCATION/VIGILANCE__IIIIII 

 

Luc Ferry
Ancien ministre de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche,

 

Luc Ferry est intervenu le vendredi 20 janvier sur le thème :  "L’éducation rêvée".

~~~~~~

"On y était ":

Ci-dessous : la synthèse

 

L’école rêvée

 

(Dossier établi sur la base d’un débat introduit par Luc Ferry, Philosophe et ancien ministre de l’Education nationale)

 

On peut définir assez aisément l’école rêvée : ce serait une école où règnerait l’égalité des chances la plus parfaite, une école où la civilité et la courtoisie seraient la règle, une école où tous les élèves maîtriseraient ce que l’on appelle dans le jargon de l’Education nationale les fondamentaux et enfin une école où chaque élève serait amené au maximum de ses talents. La difficulté ne réside pas tant dans la définition du « quoi », des objectifs, que dans celle du « comment ». La France n’a pas la meilleure école au monde. En termes de performance des élèves, elle est classée un peu au dessus de la moyenne dans les enquêtes internationales, souvent derrière la Suisse et la Belgique, très loin après la Finlande. Les causes de ce résultat très moyen sont multiples et les points noirs doivent d’abord être repérés. Nous en citerons cinq avant d’énoncer quelques préconisations :

 

I/ Points noirs :

 

  1. La violence à l’école

Les actes de violence sont en augmentation constante et la situation, dans de nombreuses écoles, devient insupportable. On n’en est plus au stade des « incivilités » mais bien dans celui de la violence brute. Les derniers chiffres du Ministère de l’Education nationale témoignent d’une évolution inquiétante. Et ce ne sont que des chiffres a minima puisque un certain nombre de faits, considérés comme mineurs, n’y sont pas consignés. Ces résultats sur la violence à l’école (2004-2005) sont, avec 80 000 incidents graves, sans appel. Dans le détail, cela donne 23 000 actes de « violence physique sans arme », 1698 « avec arme », 1 600 cas de racket, 1 600 cas de trafic de stupéfiants... Cela devient parfois invivable dans un petit nombre d’établissements d’autant que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Cette violence explique, en partie du moins, le deuxième point noir.

 

  1. La crise des vocations

Certains ont beau ironiser et dire que les profs sont « soit en grève, soit en vacances », le métier attire de moins en moins. On assiste, d’année en année, à une baisse considérable du nombre des vocations. Cela n’affecte pas le primaire où il y a, fort heureusement, peu de violences. Le second degré, en revanche est gravement atteint. Le déficit est patent dans toutes les disciplines où une alternative à l’enseignement est possible. Il devient gravissime dans les disciplines scientifiques, les plus concurrencées par le privé. Cela conduit, parfois, la France à « importer » des professeurs, par exemple en mathématiques.

 

  1. Le déclin des filières scientifiques

Dans les sciences dures (mathématiques, physique, chimie, biologie, etc.), la baisse des effectifs universitaires est inquiétante. En moins de dix ans, le nombre d’étudiants en DEUG a chuté de près de 40 %. Le discours syndical sur la misère des chercheurs français n’explique pas tout puisqu’un phénomène identique est constaté, à des degrés divers, dans tous les pays occidentaux. Il est même plus affirmé au Canada, en Allemagne où les conditions de travail des chercheurs sont pourtant excellentes. La montée des idéologies écologistes et anti-sciences explique, en partie, ce désamour à l’égard de la science. De surcroît, la rigueur des disciplines scientifiques va à l’encontre de la philosophie véhiculée par notre système éducatif. Depuis 30 ans, ce sont les valeurs de spontanéité, de créativité et d’expression de soi qui sont mises au premier plan de l’école. Les protéines, les gènes, les courbes de Gauss ou les nanoparticules ne font, hélas, pas très bon ménage avec l’expression de soi. Travailler, apprendre, se tromper, persévérer, demandent de l’humilité. Tout le contraire de l’expression – orgueilleuse ? - de soi érigée en principe de vie.

 

  1. La perte de maîtrise de la langue écrite et parlée

La maîtrise de la langue écrite et parlée est fondamentale. Or tout se joue dès le départ. L’enfant en difficulté de lecture et d’écriture est, très rapidement, en difficulté dans toutes les autres disciplines. Il ne comprend plus l’énoncé d’un problème de mathématiques; il n’a pas non plus les capacités pour lire par plaisir ce qui l’exclut automatiquement de toute une partie de la culture et notamment de la culture scolaire. Cet apprentissage de la lecture se fait surtout au CP, même s’il s’étale en principe sur trois ans. C’est l’âge où les enfants ne supportent pas de ne pas être comme les autres. Quand un petit, de 6 ou 7 ans, découvre qu’il décroche par rapport à ses camarades, qu’il a manqué une marche et que les autres continuent à avancer, il est désespéré. C’est fondamentalement le premier échec scolaire.

[Le déclin de la maîtrise de la langue est mesurable. Claude Thélot, Directeur de l’Evaluation au Ministère de l’Education nationale en 1995, s’y attela. La découverte de 10 000 copies de certificat d’étude corrigées dans les années 23, 24 et 25 dans une sous-préfecture de la Somme sonna comme la découverte du Graal pour ce grand commis de l’Etat. Cet échantillon assez large lui permit de comparer les performances en évitant les biais. La France était rurale ; il prit donc des enfants qui vivent dans le même environnement ; dans les années 20, les instituteurs prenaient 10 % des effectifs de leur classe et les préparaient toute l’année au « certif » ; la préparation des élèves a été reproduite à l’identique... Les résultats de cette enquête sont calamiteux. Ce fut un choc pour Claude Thélot qui a, sa vie durant, défendu l’idée que le niveau des élèves s’améliorait. Deux exemples révélateurs : à l’époque, dans une dictée le nombre moyen de fautes était de 5. Aujourd’hui, il caracole à 17. La plus mauvaise copie avait une calligraphie somptueuse comparée à la meilleure d’un élève aujourd’hui.

Pourquoi cette dégringolade par rapport aux années 20 ? Certains mettent en cause les méthodes d’enseignement. Surtout la méthode globale. Or, cette méthode, tant décriée, n’a plus cours depuis les années 70. Dans 98 % des cas, ce sont des méthodes semi globales qui sont appliquées. Le déclin de la maîtrise de la langue est d’ailleurs observé partout en Europe et notamment en Allemagne où l’on n’a jamais appliquée la méthode globale. La responsabilité n’incombe pas, non plus, à la massification puisque les classes, à l’époque, comptaient plus d’élèves qu’aujourd’hui. La télévision, quant à elle, concurrence la lecture mais n’a aucun effet sur son apprentissage au sein des établissements scolaires. Même si l’on sait que « c’est en forgeant que l’on devient forgeron » et que c’est en lisant beaucoup que l’on s’améliore en lecture et, in fine, en écriture, on ne peut absoudre l’école. Les élèves ont suffisamment d’heures de présence : aucun, en principe, ne devrait rester illettré].

 

  1. Les sorties de l’école sans diplôme et sans qualification

Au total, sur une génération de 750 000 jeunes, ce sont 160 000, chaque année, qui sortent pratiquement sans diplôme (autre que le brevet ou le certificat d’étude). Autrement dit, dans un pays comme la France adepte de la « diplômite », 160 000 jeunes ne sont ... « rien ». Cela pose de redoutables problèmes dans la société : égalité des chances et insertion sont à la traîne ; crimes et délits gagnent du terrain.


 

II/ Préconisations :


1. Donner priorité au CP

80 % des enfants qui ne savent pas lire à la sortie du CP n’apprennent jamais à lire correctement. 20 % des jeunes entrant en sixième ne savent ni lire, ni écrire. Pour enrayer le fléau de l’illettrisme, de la violence et, in fine, de l’échec scolaire, il ne faut sans doute pas hésiter à dédoubler les classes de CP dans toutes les écoles qui affichent de mauvais résultats de lecture et d’écriture. L’expérience menée à grande échelle – 70.000 élèves apprenaient à lire et à écrire dans des classes dédoublées – a été, à cet égard, concluante. Hélas !, elle tourna court comme d’autres expériences utiles trop rapidement abandonnées. Ajoutons que si l’on veut que tous les élèves – ou presque ! – sachent vraiment lire et écrire en sortant du CP, mieux vaudrait faire redoubler certains au lieu de les condamner à traîner leur handicap.

2. Renverser la vapeur par rapport à  l’idéologie « pédagogiste »

L’éducation est, pour une très large part, affaire d’héritage et de transmission. Personne n’a inventé le français, ni les règles de grammaire, ni les règles de la politesse. Lorsqu’on termine une lettre par « Madame, Monsieur, je vous prie d’agréer ceci, cela... », il s’agit d’une formule convenue au sens propre du terme. Ce sont soit les parents, soit les maîtres qui la transmettent. C’est la même chose pour les règles de grammaire. Cet héritage devrait être accueilli avec beaucoup d’humilité, de respect et de travail. Ce n’est plus le cas. Les systèmes éducatifs occidentaux et singulièrement le système français ont, depuis trente ans, survalorisé, à l’exclusion de toute autre attitude pédagogique, l’expression de soi, la spontanéité, la créativité...

Malheureusement, la créativité des enfants en matière de règles de grammaire est rarement une bonne chose. Idem pour la civilité. Tous les parents le savent : apprendre à un enfant à dire « bonjour Madame ou Monsieur », à répondre « non merci » ou encore à se laver les mains avant de passer à table relève du combat quotidien. L’être humain n’est pas naturellement civil. Aujourd’hui, les dégats de l’idéologie pédagogiste, héritée de mai 68, en termes d’incivilité et de maîtrise de la langue sont effarants. Ce sont, hélas, les enfants qui trinquent.


3. Développer l’enseignement professionnel
L’objectif n’est pas tant de casser le collège unique que d’ouvrir, pour les élèves qui le souhaitent, de vraies filières professionnelles en alternance. Cette alternative permettrait à ces enfants de découvrir les différents métiers, à raison de 2 ou 3 après-midi par semaine, dans des entreprises partenaires de l’Education nationale ou encore dans des lycées professionnels. Et, pour que la voie professionnelle n’apparaisse pas comme une voie de garage et devienne attractive, la création de « Grandes écoles professionnelles » serait utile. Pourquoi ne pas créer l’équivalent de la « Rue d’Ulm » ou de « Polytechnique » dans l’enseignement professionnel ? De nombreux secteurs s’y prêtent. Il n’existe, par exemple, pas de « Grande » école d’architecture et de construction navale alors qu’il y a des chantiers de construction et d’entretien de bateaux dans la plupart des ports de France. Il n’existe pratiquement pas non plus, hormis celle de Pierre Bergé, de « Grande » école professionnelle de haute couture. Pareil pour la cuisine... 5 ou 6 Grandes écoles professionnelles sortiraient l’enseignement professionnel du statut secondaire auquel il est réduit.


4. Revaloriser l’Université
Il faudrait redonner tout son lustre à l’université française, parent pauvre de l’enseignement en France. Des moyens plus importants sont nécessaires. Mais ce n’est pas suffisant. L’université française a besoin d’une plus grande autonomie et du développement de filières d’excellence en coopération, notamment, avec d’autres universités européennes. C’est ainsi qu’elle pourrait retrouver un rayonnement international et concurrencer les universités, en particulier anglaises et américaines.
 

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26.09.2006

POUR EN FINIR AVEC LA PEDOPHILIE / VIA LE WEB

medium_V_ME4.jpgEssayez un instant de concevoir combien d’heures interminables, une maman éloignée de son enfant de 14 ans, pourra vivre à imaginer parfois le pire ? Des inquiétudes qui tenaillent comme les pires points de côté et des points d'interrogations qui torpillent un peu plus le cœur chaque jour, chaque nuit. Un incommensurable pan de vie suspendu dans le vide, dans l'espace et la durée pour une maman qui, comme toutes les mamans de la Terre, vouera continuellement, à la vie qu’elle a donné,  una vigilantĭa, une diligence.

Une maman qui, un soir comme ce soir, consulte la « presse/Net » plutôt que les journaux/TV du 20h. L’œil rivé à l’écran, elle y lira : MARSEILLE (Reuters) - Une adolescente suisse, qui avait été enlevée au mois de juillet devant son collège du canton de Vaud, a été retrouvée vivante au domicile de son ravisseur dans la région de Marseille, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Le sexagénaire, qui réside à Miramas (Bouches-du-Rhône), a été mis en examen pour "enlèvement, séquestration et atteintes sexuelles sur mineure de moins de quinze ans".

Il a été écroué à la prison de Luynes.

La jeune suissesse de 14 ans avait été approchée, sur l'internet, par le retraité qui se faisait passer pour une adolescente sous le pseudonyme de "Sophie 13".

Selon le journal La Provence, qui a révélé l'affaire, la jeune fille souffrirait du syndrome de Stockholm, qui conduit une victime à minimiser les actes de son agresseur.

"Elle pouvait sortir et ne semble, pour l'instant, pas avoir pris conscience qu'il s'agissait de pédophilie", a expliqué au journal une enquêtrice chargée du dossier.

La jeune fille avait disparu le 6 juillet. Une camarade de classe avait mis les policiers sur la piste du "chateur". L'homme a été confondu par l'analyse des courriers électroniques échangés avec l'adolescente.

Et les autres soirs, les autres jours qu’aura-t-elle pu lire, apprendre, voir ? Des « faits divers » comme ce soir ! Sauf que ce soir, la presse a allumé une lanterne rouge en titrant son dossier principal : pédophilie. Et demain ? Demain, cette maman lira, apprendra, verra probablement encore d’autres « mauvaises nouvelles » comme celle de ce soir.  Certains voudraient voir cette maman réjouie, qu’elle ne s’inquiète pas pour son enfant ! Le temps passe pourtant très vite et ne se rattrape pas. Quasiment pas une journée qui passe sans qu’ un « fait divers » similaire ne vienne assombrir son ciel,  ne vienne noircir ses nuits. Les jours, les mois, les années passent comme le sablier fait défiler, à son rythme, chaque grain de sable jusqu’au dernier.    Ds.2

 

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jeudi 28 septembre 2006, 11h08  

 
TOURS (AFP) - Le procès de Patrick Ghiliazza, 34 ans, accusé du viol et du meurtre de Jennifer, 15 ans, et de sept autres viols ou agressions sexuelles, s'est ouvert jeudi devant la cour d'assises d'Indre-et-Loire, à Tours.

L'homme s'est présenté devant la cour d'une voix faible, la tête souvent baissée pour éviter de croiser le regard de ses victimes assises en face de lui.

Jugé pour meurtre, tentative d'homicide volontaire, viols et agressions sexuelles, Ghiliazza encourt la réclusion à perpétuité. Son procès est prévu jusqu'au vendredi 6 octobre. Quatre victimes avaient moins de 15 ans au moment des faits qui se sont déroulés en majorité entre mars et novembre 2002.

Jennifer avait été découverte le 26 novembre de cette année-là le crâne fracassé, gisant dénudée dans des jardins ouvriers, en limite de Tours.

Patrick Ghiliazza, un magasinier demeurant à Tours, avait été arrêté cinq mois plus tard, le 14 avril 2003. La veille, sur son scooter, il avait suivi une femme qui pratiquait son jogging à Joué-les-Tours. Son agresseur ayant retiré son casque, la femme l'avait reconnu comme étant celui qui, un an plus tôt, l'avait violée pratiquement au même endroit.

L'homme avait été rapidement interpellé dans les environs, assis sur son scooter en train de fumer une cigarette. Ghiliazza a nié puis avoué être l'auteur des agressions à caractère sexuel. Il a ensuite avoué le viol et le meurtre de l'adolescente, confondu par une trace d'ADN sur un mégot retrouvé sur les lieux du crime.

23.09.2006

DEFIT GLOBAL/ Carnet de route / 060922 / AMBATOLOAKA

— Posté par Ds2 @ 12:27 medium_affic76.jpeg / UNE VERITE QUI DERANGE/
An Inconvenient Truth / AL GORE


L'humanité est assise sur une bombe à retardement. Les savants du monde entier s'accordent pour dire qu'il nous reste à peine dix ans pour éviter une catastrophe planétaire - un dérèglement majeur du système climatique qui entraînerait des perturbations météorologiques extrêmes, des inondations, de longues périodes de sécheresse, des vagues de chaleur meurtrières. Cette catastrophe d'une ampleur sans précédent, nous en serions les premiers responsables ; nous seuls pouvons encore l'éviter. Plutôt que de sonner le tocsin de l'apocalypse ou de céder à la délectation morose, Une vérité qui dérange a choisi d'illustrer et de relayer l'action et le combat passionné d'un homme, l'ancien Vice-président Al Gore, qui depuis cinq ans sillonne les États-Unis pour persuader ses concitoyens de l'urgente nécessité de réagir à cette crise. La suite ... (source Yahoo)



D'autres sources de réflexion sur le sujet :

 

-  CLUB DES VIGILANTS

POUR UNE COMMUNAUTE MONDIALE DE L'EAU / MARC ULLMANN

  • Carnet de route / 22 septembre 2006 / AMBATOLOAKA

Bonjour à mes deux nièces ainsi qu'à toute la famillemedium_KIF_0266.JPG.jpeg
                              Tous droits réservés

 

Ici tout se passe bien, je m'habitue à la vie malgache bien que certains aspects de celle-ci soient assez déroutants pour un occidental. Il faut rapidement abandonner toutes références à notre mode de vie et de penser. Le Malgache ne vit qu'au présent. Est-ce la cause ou la conséquence de la pauvreté qui règne dans ce pays ? Je serais tenté de croire qu'il s'agit de la cause, en effet, contrairement à certains pays africains de la région saharienne, ici les ressources ne manquent pas mais sont peu, mal, ou pas du tout exploitées. Dans la région, les champs de canne à sucre sont laissés à l'abandon, les travailleurs agricoles n'ayant pas perçu de salaire depuis 2 ans ont depuis longtemps cessé le travail et ont en outre pillé la distillerie qui n'est plus qu'une friche. Le vol de métaux est d'ailleurs un sport national. Il n'y a plus de réseau filaire téléphonique à AMBATOLOAKA, les câbles étant régulièrement volés pour être fondus, même les rails de chemin de fer disparaissent.

L'énergie est un autre problème crucial. La société nationale JIRAMA (EDF malgache) procède régulièrement à des délestages sauvages. Il faut dire que l'électricité à MADAGASCAR est principalement produite par des groupes électrogènes obsolètes dont la plupart datent d'avant l'indépendance (1961). Ces groupes fonctionnent au gasoil et non au fuel lourd (deux fois moins cher). La banque mondiale, qui maintient la JIRAMA sous perfusion, a missionné un audit sur la société et a constaté, parmi d'autres anomalies, l'emploi fictif de 110.000 salariés, des détournements de carburant (organisés par des cadres de la société), etc., a aussi conditionné la poursuite de ses aides à la privatisation de celle-ci. Problème, le président actuel a fait du maintien du statut de JIRAMA l'un de ses chevaux de bataille. En outre, des projets miniers (le pays possède, en quantité, divers minerais dont le précieux nickel) sont bloqués faute de ressources énergétiques. Les Malgaches dans leur majorité ne semblent, toutefois, pas près d'évoluer. Beaucoup regrettent le régime de l'ancien président RATSIRAKA  qui s'est pourtant scandaleusement enrichi sur leur compte, pour l'unique raison que le régime actuel tente timidement d'imposer des règles. J'ai constaté que le Malgache confond souvent LIBERTE et ANARCHIE. "Avant, m'ont-ils dit, on pouvait monter n'importe quel "bizness" sans aucune autorisation maintenant il faut des papiers pour tout!" La perspective de devoir un jour payer des impôts leur parait inconcevable. J'ai tenté de leur expliquer que n'importe quel état pour construire routes, hôpitaux, écoles, etc., se devait de collecter des impôts: peine perdue! Un projet de route à AMBATOLOAKA pour remplacer la piste actuelle à peine praticable vient d'être abandonné. Il eut fallut, pour sa réalisation, démolir un certain nombre de constructions, bâties sans la moindre autorisation, en partie sur le domaine public.

L'approche des élections et la crainte d'un impact négatif pour le pouvoir actuel (si ce projet avait été réalisé) a amené à son abandon. Des discussions sur ce sujet avec plusieurs malgaches m'ont conforté dans mon opinion: « ce pays comme, le disait DE GAULLE, est un pays d'avenir  et, ajoutait-il, il le restera. En effet, au sujet de cette route, des malgaches m'ont dit: « Ici, on n’est pas en France, on n'a pas besoin de route ». Je leur ai alors rétorqué qu'ils avaient parfaitement le droit de ne pas vouloir que les choses changent mais que dans ce cas ils arrêtent de se plaindre en répétant sans cesse: « Nous pays pauvre! », pour justifier leurs demandes incessantes d'aides diverses. Je me suis fait proposer de sponsoriser un spectacle de boxe malgache, d'investir dans l'achat d'un taxi que je louerais ensuite à un chauffeur malgache et même d'apporter les fonds nécessaires au démarrage d'un élevage de canards! Toutefois la vie reste agréable, le soleil omniprésent, la mer à 20 m de ma terrasse, les soucis domestiques inexistants: une femme de ménage passe tous les jours 2h par jour et me fait lessive et repassage pour 60000 ariary/mois (1 euro=2600ar).

21:45 Publié dans Labo Sociétal | Lien permanent | Envoyer cette note

21.09.2006

VIVA LA VIA

LE MONDE TREMBLE / Parviendrons-nous à réaliser en commun le plus beau dessein  : pour tous et pour toujours,  concrétiser un monde humainement beau ?medium_DSCN1679b.JPG

 

 

 

 

 

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LE MONDE A PEUR

" Les Français ont peur. Peur de tout. Il suffit de mesurer la surréaction concernant la menace de grippe aviaire pour en apprécier l'étendue... Dans le contexte de la mondialisation, cette peur s'apparente à celle d'enfants dans une plaine par nuit noire : on n'en maîtrise ni les contours ni les limites, donc on n'en perçoit que l'hostilité. Comme la peur de l'enfant, celle du citoyen doit être dominée. Avec un premier principe : notre avenir dépend d'abord de nous. Etre antimondialisation, c'est comme être contre le fait que l'océan soit salé. Vouloir retourner derrière la protection des Etats-nations, c'est pur archaïsme. En revanche, on doit pouvoir mieux contrôler cette mondialisation. " Dixit Claude Allègre. (sa chronique de L'Express, 27/10/05)

liens :

http://www.euronews.net/create_html.php?page=europeans&am...

http://www.clubdesvigilants.com/archives/2005/11/_les_fra...

http://www.imedias.biz/television/actualite-bayrou-remet-...


Posté par Ds.2, le 21/09/06

07.09.2006

CITATIONS DU MONDE

Citations